Dérives totalitaires

Dimanche 22 mars 2009

Bernard nous a contacté pour nous faire part de l'incident survenu le 29 janvier dernier, alors qu'il se rendait à la manifestation prévue sur Angers ce jour là.

Voici son témoignage, "les faits, rien que les faits" :

"Jeudi 29 janvier 2009, aux environs de 10h45, je cherche une place de stationnement proche de la place Leclerc en vue de participer à la manifestation programmée ce jour.

Je longe d'abord le jardin du Mail près de la place Lorraine avant de prendre à droite en direction du Centre des Congrès.
Je descends donc le boulevard et ce faisant je constate qu'il y a beaucoup de monde sur et autour de la place Leclerc.
A l'instar de la voiture qui me précède (type Kangoo blanche), je me déporte sur la voie de gauche pour éviter les piétons manfestants qui débordent donc sur la chaussée.

A cet instant précis, un policier sans doute affecté à la circulation autour de la manifestation me fait signe d'arrêter mon véhicule. Il fait également tourner son doigt en marchant vers moi, ce qu'il faut interprêter comme une injonction à baisser ma vitre.
Je ne réponds pas immédiatement à son injonction, le temps pour moi de râler contre le fait que je suis systématiquement arrêté par la police ou la gendarmerie dès qu'il y a un contrôle routier.

Ensuite, j'ouvre ma portière et écoute ce qu'il a me dire. En l'occurence, il me demande si je connais la vitesse à laquelle je roule. Je lui réponds que je suis en première et que je roule très vraisemblablement à 20 kmh maxi.
Le policier me dit qu'il faut rouler à 10 kmh. Je réponds qu'il ne me semble pas aller trop vite et que, d'ailleurs, les piétons n'ont pas eu de réaction particulière à mon passage. Je demande donc à poursuivre ma route, me stationner et aller manifester.
Il ne parait pas de cet avis et le ton commence à monter entre nous. Néanmoins, je reste correct et ne verbalise aucune insulte ni menace. La tournure de notre conversation lui fait dire que je suis sous l'emprise de l'alcool et il demande à voir les papiers du véhicule.
Je lui remets l'attestation d'assurance et le permis de conduire. La carte grise étant à mon domicile, je ne suis pas en mesure de la lui présenter.

Le policier me demande alors de placer mon véhicule près du mini-bus de la police pour vérifier sans doute les informations que la carte grise aurait pu lui fournir.
J'obtempère et fais d'abord une courte marche arrière car la place indiquée est de l'autre côté du boulevard et dans la direction opposée à la marche initiale de mon véhicule.

Je braque ensuite les roues cpmplètement à gauche avant de passer la première. J'embraye trop vivement, le véhicule fait un hoquet et provoque la surprise d'un autre policier qui circule à pied dans le couloir de bus.
Surpris moi-même par cette manoeuvre et conscient de la "frayeur" du policier, je stoppe immédiatement mon véhicule. Aussitôt, j'entends : " c'est bon, ça suffit !". Ma portière est alors ouverte brutalement et des policiers s'évertuent à me faire sortir de la voiture sans ménagement.

Instinctivement, je cherche à rester " à l'abri " dans ma voiture et la violence des policiers redouble : je suis extrait de la voiture, plaqué au sol et menotté dans le dos. Fortement impressionné par cette interpellation, je cherche à interpeller les passants une première fois mais deux doigts d'un policier dans la bouche m'en empêchent.

Puis les policiers me redressent et je m'adresse une nouvelle fois aux passants en leur demandant d'être témoins de ce qui vient de se passer : " ( au secours ?), ne (les ?) laissez pas faire ça !".
Une jeune fille avec un manteau vert se dirige alors vers nous et s'adresse aux policiers : " mais laissez le, il n'a rien fait ! ".

Ensuite, je suis conduit dans le mini-bus de la police où je vais attendre 15 minutes, menottes aux poignets dans le dos, avant d'être conduit au commissariat central où me sera signifiée ma garde à vue. Elle durera 5 heures. Le temps de subir un test salivaire de dépistage du cannabis, d'être pris en photos sous trois angles différents, d'apposer mes empreintes digitales sur divers tampons encreurs et cartonnettes, et d'être enfin entendu pour ma déposition."


Bernard est sorti de garde à vue avec une convocation en justice qui se tiendra en avril, et a fait appel à un avocat.

Par LDH49
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 29 octobre 2008
Ce 22 octobre à l'institut municipal, une soixantaine de personnes ont participé à la conférence débat sur le fichage animée par Jean Claude Vitran, responsable à la LDH nationale du groupe Libertés et techniques de l'information et de la communication.

Après avoir avoir affirmé que le contrôle social devrait se contenter de règles qui permettent le vivre ensemble au lieu d'avoir pour objectifs: contrôler, surveiller, punir, il a présenté quelques uns des nombreux fichiers existants. Il s'est attardé particulièrement sur le fichier EDVIGE et le combat mené pour son abrogation. Mais il a aussi parlé de tout le fichage dont nous n'avons pas toujours conscience: impôts, banques, société marchande...


Le débat qui a suivi cette présentation a été riche et a confirmé le danger de ce processus insidieux et montré que le contre pouvoir, ce sont les associations.


Par LDH49
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 30 septembre 2008

En partenariat avec l'Institut Municipal

la section LDH de Maine et Loire vous invite

le mercredi 22 octobre 2008

à 20 h 15

à la CONFERENCE :

"CITOYEN dans mon pays ? Surveillé et

fiché, qu'en est-il de ma Liberté ? "

                                    

J.C. VITRAN de la LDH

responsable à la LDH du groupe

Libertés et Technologies de l'information et de la communication

conférence suivie d'un débat


I N S T I T U T     M U N I C I P A L

Place St Eloi - ANGERS

ENTREE   LIBRE

Par LDH49
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 11 septembre 2008

Communiqué du Collectif « Non à EDVIGE » national:

le 10 septembre 2008

 
Une conférence de presse a réuni le 9 septembre les 12 organisations signataires d'un recours commun en annulation devant le Conseil d'Etat du décret créant le fichier EDVIGE, ainsi que bon nombre d'organisations et individus signataires de l'Appel « Pour obtenir l'abandon d'EDVIGE ».

 
La mobilisation contre la mise en place de ce fichier est immense et témoigne de l'inquiétude légitime de la population face aux attaques qu'il porte contre les droits fondamentaux et les libertés publiques et individuelles. Cette mobilisation a enfin été entendue et le Président de la République a souhaité que les libertés publiques soient préservées. La ministre de l'intérieur sur TF1 hier s'est déclarée prête à recevoir les organisations qui le lui demanderaient mais pour ensuite décider d'exclure a priori les représentants des 800 organisations et des 135000 signataires individuels du Collectif « Non à EDVIGE ».

 
Cette mise à l'écart va manifestement à l'encontre de la démarche d'apaisement et de dialogue mise en avant par le Président de la République pour garantir les libertés.

Elle apparaîtra incompréhensible aux yeux de l'opinion publique et de nature à jeter un total discrédit sur l'action de la Ministre de l'Intérieur, comme sur la parole du Président de la République.

 
Pour le Collectif, le retrait du décret est un préalable à l'ouverture d'un débat parlementaire sur le respect des libertés publiques, débat dont l'annonce nous réjouit : il est plus que temps que les citoyens, par l'intermédiaire de leurs représentants, reprennent leur place dans une discussion qui n'aurait jamais dû leur échapper.

 
Dès aujourd'hui, les organisations demandent donc à rencontrer les groupes parlementaires des deux assemblées pour remettre les citoyens au coeur du débat.

 
Elles réaffirment leur volonté de voir ce décret annulé.

 
Si le décret n'était pas retiré d'ici là, elles appelleront les citoyens à fêter la sainte EDVIGE le 16 octobre en se rassemblant à Paris et en région pour faciliter le travail de la police et déposer leur propre fiche individuelle de renseignement auprès des services concernés, afin de démontrer que l'absurdité sécuritaire aboutit, peu ou prou, à ficher toute la population.

 
Dans l'attente du retrait du décret 2008-32, le Collectif « non à EDVIGE » appellent l'ensemble des défenseurs des libertés de ce pays à amplifier la mobilisation en signant et en faisant signer l'appel « Pour obtenir l'abandon d'EDVIGE » http://www.nonaedvige.ras.eu.org, pour qu'enfin le gouvernement se résolve définitivement à retirer ce décret liberticide.

 

Par LDH49
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 30 avril 2008
Hier soir, dans les locaux de l'association, nous nous sommes réunis pour débattre sur le thème du fichage et des questions que cette pratique pose.

En guise d'introduction, deux bénévoles amateurs nous ont présenté un extrait de la pièce de théâtre "Monsieur Monde", écrite par Jean-Michel Ribes à l'occasion du 35ème anniversaire d'Amnesty International.


Dans un monde imaginaire (?), Razi Pablo Zomelitch raconte comment il est devenu responsable des récidivistes au ministère de l'intérieur. Il dit combien il est fier de faire partie du pays dirigé d'une main de fer par le sergent Makabal et n'oublie pas de désavouer son fils entré dans la résistance.

Cette pièce était une introduction  parfaite au débat qui s'est ensuite déroulé.


Pour avoir quelques bases de réflexion, certains d'entre nous avaient fait un petit travail de préparation thématique. Il serait difficile de faire ici une synthèse de tout ce qui a été dit, le sujet étant vaste et technique, mais voici un aperçu des thèmes abordés :

En matière de déplacements et de migration :
Prétextant un objectif sécuritaire et de contrôle des migrations, les États surveillent de plus en plus les déplacements, mettant en place des outils issus des nouvelles technologiques, tel le passeport biométrique, et créant de nouvelles bases de données (par exemple le fichier ELOI en France, pour les étrangers frappés d'une mesure d'éloignement). De nombreuses interrogations naissent sur la finalité réelle de ces pratiques.

Concernant les enfants :
Le nouveau fichier Base Élève mis récemment en place par l'éducation nationale permet de faciliter le travail des enseignants par la collecte des informations dont ils ont besoin (nom, prénom, adresse...). Mais il contient également des informations telles que les activités périscolaires de l'enfant ou l'éventuel suivi psychologique. Ces  informations sont conservées pendant toute la scolarité et peuvent être consultées par les administrations centrales et les communes (dans un but de prévention de la délinquance !).

En matière pénale :
L'objectif de lutte contre la délinquance "excuse" la multiplication des fichiers. On remarque que généralement, au moment de leur création, les fichiers ne concernent que les grands délinquants (infractions sexuelles, terrorisme,...), mais qu''ensuite d'autres textes élargissent leur champ d'application. C'est le cas notamment du FNAEG (Fichier national automatisé des empruntes génétiques) qui concerne à l'heure actuel de tout petits délits tels que le vol ou la dégradation de biens.
On relève également un nombre important d'erreurs dans certains fichiers, en particulier le STIC (Système de traitement des infractions constatées) dont les conséquences peuvent être dramatiques pour la personne concernée.

Le contrôle de ces fichiers :
La CNIL (Commission Nationale Informatique et Liberté) est chargée de surveiller que ces fichiers ne contreviennent pas aux libertés individuelles. Elle a également un rôle d'information du public des fichiers sur lesquels ils figurent et de leurs droits en la matière. Cependant cette commission n'a pas de réel pouvoir décisionnel et ne peut rendre que des avis. On s'étonne également du faible nombre de salariés de la CNIL (82 personnes) vis à vis de la quantité de fichiers existants, et donc de l'importance du travail de contrôle qui doit en résulter.
Certaines associations, telles que IRIS, tentent de mobiliser autour de ces questions.
Par LDH49
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Actions à venir

Lundi 21 septembre
Journée mondiale pour la Paix
Pique-nique, théâtre "Ma guerre d'Algérie", échange avec le public
Grenier Saint Jean
Entrée libre

Vendredi 25 septembre, 20h
Conférence-débat
Egalité hommes/femmes : quelle politique pour l'Europe ? (clause de l'européenne la plus favorisée)
Avec l'intervention de l'association Choisir
Salle Thiers-Boisnet
Entrée libre


Mercredi 7 octobre, de 18h à 19h
Cercle de Silence
Pour dénoncer les conditions inhumaines de rétention des étrangers
Place du Pilori

Mercredi 7 octobre, 20h
Conférence-débat
Prison et santé mentale : soigner derrière les barreaux ?
Christiane de Beaurepaire
Institut Municipal
Entrée libre
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus