20 juin : Journée Mondiale des Réfugiés
Venez exprimer votre solidarité avec les demandeurs d’asile et réfugiés
en participant à un
pique nique partagé
(chacun apporte ce qu’il peut)
le samedi 20 juin 2009
entre 12h et 13h30
au jardin du Mail
Invitation de la Coordination Migrants 49
(APTIRA, Bon Pasteur, Emmaüs, LDH, Pastorale des migrants, REDA, Restos du Cœur, Secours Catholique, Société St Vincent de Paul, Une famille un toit)
Avec le soutien de la ville d’Angers
Parce qu'aujourd'hui, en France, accueillir, accompagner ou simplement aider une personne sans‐papiers est devenu un délit...
Comme le précise l'article L622‐1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile
:
« toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l'entrée, la circulation ou le séjour irrégulier d'un étranger en France sera puni d'un emprisonnement de 5 ans et d'une amende de 30 000 euros ».
Parce que le gouvernement français s'est donné comme objectif en 2009, l'interpellation de 5000 aidants et de 5 500 en 2011, en assimilant citoyens solidaires et militants bénévoles aux trafiquants de main d'oeuvre et autres passeurs...
Mercredi 8 avril, nous serons donc des milliers affirmant avoir un jour aidé un homme ou une femme sans papiers en difficulté. Nous serons des milliers de citoyens décidés à rester des « aidants »et à affirmer que l'humanité et la solidarité sont des principes supérieurs sans lesquels il n'y a pas de société digne de ce nom.
Cette mobilisation citoyenne nationale ne sera qu'une première étape.
Quelques jours plus tard, une proposition de loi rédigée par le collectif associatif sera portée devant le Parlement. Cette proposition visera à :
• réaffirmer le principe de l'accueil inconditionnel dans les structures associatives susceptiblesd'accueillir des migrants ;
• dépénaliser les « aidants »
• interdire les interpellations de personnes en situation irrégulière dans les lieux d'accompagnement et d'accès aux droits (éducation, santé....)
La solidarité n'est pas un délit !
Montrons le en nous déclarant solidaires
comme le feront à la même heure et dans toute la France
au moins 5500 manifestants !
Soyons nombreux
A Angers devant le Palais de Justice
Mercredi 8 avril 2009 à 12h30
Pour plus d'infos : www.delinquants-solidaires.org
Chasse aux migrants, chasse aux citoyens solidaires :
quand l’humanité devient un délit…
(Communiqué LDH nationale)
Monsieur Eric Besson, « Ministre de l’identité nationale », a déclaré récemment à Calais avoir été « ému » par la situation des migrants et vouloir « humaniser » une « politique de fermeté » (sic).
Quelques jours plus tard, à Norrent-Fontes (Pas-de-Calais), ont été arrêtés 13 migrants originaires d’Erythrée, et avec eux une femme de 59 ans dont la maison a été perquisitionnée et qui a été retenue pendant neuf heures d’affilée pour leur être venue en aide. Un autre militant de Boulogne-sur-Mer a été arrêté le même jour dans les mêmes conditions. Tous deux ont été interrogés dans le cadre d’une affaire d’« aide au séjour irrégulier en bande organisée ».
Il ne s’agit pas, loin de là, d’un acte isolé : Monsieur Besson a programmé les moyens budgétaires d’une politique organisée de poursuite des « aidants ».
Le Comité central de la Ligue des droits de l’Homme, réuni le 7 mars 2009, exprime son entier soutien aux militants de la solidarité de plus en plus souvent menacés et poursuivis pénalement pour avoir obéi à leur conscience en secourant les victimes de la chasse aux migrants.
Il appelle tous les citoyens de ce pays à se faire eux aussi « délinquants de la solidarité » pour ne pas laisser traiter comme des criminels celles et ceux qui défendent les droits fondamentaux et la dignité humaine.
Nous, soussignés, organisations ou citoyens, souscrivons sans réserve au principe d’accueil inconditionnel et/ou déclarons le pratiquer.
Nous sommes et serons solidaires des personnes et organismes inquiétés voire poursuivis pour avoir appliqué ce principe.
En référence à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, nous demandons que ce principe d’accueil inconditionnel soit inscrit dans le droit français et appliqué dans tous les lieux d’accueil, publics ou privés, sans limitation de durée, ainsi que dans les administrations.
En conséquence, nous demandons la fin des arrestations et des poursuites opérées dans ces lieux, ainsi qu’à l’encontre des organisations ou des particuliers « aidants », agissant par solidarité.
Membre de la « Coordination Migrants 49 », la L.D.H. a cosigné un courrier à Monsieur le Préfet de Maine et Loire pour rappeler « le manque criant d’hébergement dans le département, tant pour les sans domicile fixe que pour les demandeurs d’asile », et pour demander une rencontre afin de rechercher des « solutions dignes et pérennes ».
Dans le même esprit, la LDH a interpellé Monsieur le maire d'Angers au sujet de la situation particulière de la rue Lionnaise.
La L.D.H. de Maine et Loire n’opère pas de confusion, ni d’amalgame entre la problématique concernant
l’hébergement des demandeurs d’asile et celle relative aux sans domicile fixe mais elle revendique pour les uns et les autres les mêmes droits à la dignité.
Si nous pouvons comprendre les raisons (sécurité, responsabilité…) qui ont conduit la mairie à engager une procédure judiciaire, nous ne pouvons pas accepter les conséquences dramatiques
qu’aurait, pour les demandeurs d’asile, une expulsion sans autre solution que la rue.
il ne reste que quelques jours pour empêcher l'expulsion d'Ammar Amedjar,ce jeune père de famille arrêté à la sortie de l'école de sa fille le vendredi 6 février.
C'est pourquoi, RESF 49 appelle à un rassemblement samedi 21 février à 14h30 devant la préfecture d'Angers pour demander un titre de séjour pour Ammar et éviter que cette famille ne soit une
nouvelle fois déchirée.
Rahma,sa femme,Maria et Amina,leurs deux petites filles, ont besoin de vous!
Rappel des faits :
**
DOUCEUR ANGEVINE ET ACHARNEMENT POLICIER
Le 6 février, veille des vacances de la zone d'Angers, Ammar Amedjar, père de Maria (2,5 ans) était arrêté à proximité de l'école Aldo Ferrarro, à Angers, où il venait de déposer sa petite fille.
Un
épisode de plus dans une histoire bien sordide.
Ammar Amedjar est marocain, marié avec une jeune femme d'origine marocaine qui réside en France depuis l'âge d'un an, titulaire d'une carte de résident (10 ans).
Ils se sont mariés en 2005 au Maroc. Après le mariage, elle rentre en France, où vit toute sa famille, pour rechercher un emploi, afin de faire une demande de regroupement familial. Déchirée,
entre la
France où est sa vie depuis toujours et le Maroc où se trouve son mari, elle fait des aller-retour au moins 2 fois par an pour le voir. Des enfants naissent : Maria a deux ans et demi, Amina 7 mois.
En mars 2008, lassé d'attendre ce regroupement familial qui ne vient jamais, Ammar entre en France avec un visa de trois mois ; lorsque celui-ci expire, il décide de rester près de sa femme et de
sa première fille, la seconde devant naître peu après.
En juin 2008, à quelques jours de la naissance d'Amina, la police l'interpelle à son domicile, le place en garde à vue puis en rétention à Rennes. Arrivé à l'aéroport, il refuse de monter à bord.
Il est remis en garde à vue et passe en comparution immédiate à Rennes. Il est libéré mais condamné à un mois de prison pour refus d'embarquement.
Il retourne chez lui ; quelques jours après des policiers se présentent à son domicile vers 8 h du matin en lui demandant de les suivre pour des formalités administratives à la
préfecture.
Hésitant, il accepte pourtant et se retrouve à nouveau en garde à vue. L'après midi même, il est emmené à l'avion. Craignant une nouvelle condamnation, il embarque pour Casablanca.
Après 2 mois passés loin de sa femme et de ses 2 petites filles, il décide en septembre de revenir clandestinement en France.
Et voilà que le 6 février, à la veille des vacances scolaires (un hasard, sans doute !), il est arrêté, à moins de 100 m de l'école où il vient à pied, comme chaque matin, déposer Maria. Un
policier informe ensuite sa femme qu'il est emprisonné à la maison d'arrêt d'Angers pour purger sa peine.
La petite Maria ne comprend toujours pas pourquoi son papa n'est pas venu la chercher*. Rahma, la femme d'Ammar, est désespérée mais bien décidée à se battre contre l'injustice. Un nouvel APRF a
été notifié à Ammar en prison. Son recours a été jugé mardi 17 février au Tribunal administratif. Présente bien sûr à l'audience, Rahma a pu exposer les faits devant le juge… qui a décidé de
valider l'arrêté de reconduite d'Ammar. *
*Ses justifications sont dignes d'une anthologie de l'inhumanité judiciaire : à l'en croire, l'expulsion d'Ammar ne remettait pas en cause la famille parce que les filles sont encore petites ( !
!) et que la vie du couple n'a pas été stable pendant plusieurs années (et pour cause!). Il avance enfin l'idée que Rahma pourrait rejoindre son mari au Maroc puisqu'elle est marocaine… Cette
désinvolture est terrifiante ! C'est une façon de nier les 26 ans sur 27 de vie en France de Rahma et les 30 ans de boulot en France de ses parents ! Elle a appris à parler en français, elle a
fréquenté les bancs des écoles françaises de la maternelle au lycée. Elle n'est jamais allée au bout de ses démarches de naturalisation parce que, comme elle disait encore en sortant du tribunal,
elle se sent tellement française qu'elle n'a pas pensé avoir besoin de le prouver par un bout de papier. Et voilà un juge qui vient nier aujourd'hui, de façon sordide, qu'elle n'est pas française
et qu'elle n'a pas sa place avec son mari et ses enfants là où elle a toujours vécu. *
*Ce n'est pas qu'Ammar qu'ils veulent expulser ! Moralement, c'est aussi Rahma et ses filles qu'ils excluent ! Le repli identitaire que certains craignent, ce sont les lois dangereuses
appliquées de façon stupide qui risquent de le provoquer. *
*Maintenant, les choses sont simples : si on laisse faire, au terme de sa peine, Ammar sera conduit directement de la prison à l'aéroport pour être expulsé une fois encore alors que sa femme et
ses filles sont en France où elles ont passé toute leur vie.*
*L'attitude des autorités est honteuse, à tous les points de vue.*
*Monsieur Sarkozy jadis, Monsieur Hortefeux plus récemment, M. Darcos, Ministre de l'Education il y a peu, se sont à plusieurs reprises engagés publiquement à ce qu'il n'y ait pas d'arrestation
dans les écoles ou à leurs abords... Cet engagement ne concernerait-il pas le Maine-et-Loire ? Ou la parole des ministres serait-elle sans plus de valeur que celle d'un président de la République
?*
*Ammar Amedjar n'a commis aucun autre délit que de vouloir vivre auprès de sa femme et de ses enfants. Il l'a demandé légalement. Il en a attendu l'autorisation pendant des années pendant
lesquelles les autorités se sont moquées de lui et de sa famille. Quand il a décidé de rester auprès de ses enfants, la réponse de la République sarkozyste a été la police, l'interpellation, la
violence, la condamnation, la déloyauté et, pour finir, l'arrestation à la porte de l'école de son enfant et la prison en attendant un nouvel exil. Et pour faire bon poids, l'insulte à
Rahma.*
*Il faut d'autre part et évidemment, qu'un titre de séjour vie privée et familiale soit immédiatement délivré à Ammar Amedjar et que des excuses publiques soient faites à Rahma Amedjar et à ses
filles pour le traitement scandaleux dont leur père et mari a été victime.*
On assiste à Angers comme dans beaucoup de grandes villes à une augmentation du nombre d’arrivées des demandes d’asile : la faute en revient aux dérèglements du monde et à la fermeture de certaines plateformes d’accueil.
Alors que de nombreuses instances reconnaissent les qualités du travail de l’Espace Accueil, les salariés n’ont plus les moyens aujourd’hui de faire face et d’assumer leur travail. Ce qui a conduit l’association gestionnaire, l’Abri de la Providence, à la suspension des domiciliations.
La Coordination Migrants ne peut accepter cette solution. Elle réaffirme que le droit des demandeurs d’asile commence par la domiciliation, clé indispensable pour pouvoir déposer la demande d’asile. C’est pourquoi elle demande que les moyens nécessaires soient mis en place pour que tous les demandeurs d’asile puissent exercer leurs droits et réaffirme aussi qu’il faut tout faire pour éviter le démantèlement de la plateforme d’accueil des demandeurs d’asile dans le Maine et Loire,comme le prévoit la régionalisation de ces structures.
D’autre part, la Coordination Migrants rappelle qu’elle demande toujours à la préfecture de renouveler à
l’APTIRA l’agrément de domiciliation pour qu’elle puisse assumer à nouveau cette mission comme elle l’a fait pendant de nombreuses années, ce qui permettrait de désengorger l'Espace
Accueil.
Enfin les associations qui avaient interpellé la Préfecture et les élus sur la situation des SDF et des demandeurs d’asile à la rue pendant la période de grand froid, se félicitent qu’un début de solution ait été apporté à ce problème : le Préfet du Maine et Loire ayant pris la mesure du problème a convaincu les bailleurs sociaux de mettre 10 appartements à la disposition de l’Abri de la Providence. Nous saluons cette mesure tout en disant que cela ne suffira pas à résoudre tous les problèmes d’hébergement. Dores et déjà il y a encore une quinzaine de demandeurs d’asile sans hébergement et l’hiver est loin d’être terminé.
Aptira – LDH – St Vincent de Paul – Pastorale des Migrants – Bon Pasteur – Emmaüs – Une Famille un Toit - Les Restos du Cœur – REDA - Secours Catholique
Communiqué de presse, 10 novembre 2008
Suite aux événements de ce week-end, avec la réquisition de la gendarmerie des Ponts de Cé par un groupe de citoyens pour assurer l’accueil de demandeurs d’asile, et à son expulsion ce lundi matin par les forces de l’ordre, la Coordination Migrants veut rappeler son action et son positionnement.
1- La crise que nous traversons n’est pas récente, puisqu’elle remonte, dans sa forme actuelle, à janvier 2008, avec deux pics en mars et juillet 2008. Elle est liée à une conjonction de deux phénomènes : la diminution des places d’hébergement d’urgence provoquée par la mise en œuvre du PARSA (Plan d’Accueil Renforcé des Sans Abri), et la diminution drastique des places d’accueil des demandeurs d’asile en Maine et Loire, dans le dispositif dit transitoire (passage de 232 places fin décembre 2007 à 119 fin juin 2008, et puis à 160 aujourd’hui, soit un déficit de 70 places). La Coordination Migrants n’a cessé d’alerter sur les conséquences de ces baisses de crédits, de dénoncer leur logique, mais aussi de prendre part activement à l’accueil des demandeurs d’asile en situation d’urgence. Elle a pressé la préfecture de trouver des solutions, interpellé les élus, députés et sénateurs sur les carences de l’Etat en la matière, et sur le démantèlement programmé d’un dispositif efficace et économique sur le département.
2- La Coordination Migrants ne s’était pas associée aux événements de ce week-end. Cependant, elle comprend que, face à une situation insupportable qui dure et épuise ceux qui sont engagés dans cette solidarité qui nous tient à coeur, face au silence des autorités, des citoyens aient recours à des méthodes plus vigoureuses d’action et d’interpellation.
3- La Coordination Migrants s’indigne de la disproportion entre les moyens mis en œuvre pour déloger rapidement ces personnes, et ceux qui devraient être dédiés en permanence à un accueil digne des demandeurs d’asile
4- Enfin, elle rappelle que le
problème est aussi crucial pour les personnes sans domicile, et qu’aucune solution ne pourra faire l’économie d’un renforcement conséquent des dispositifs d’hébergement
d’urgence.
Aptira – LDH – St Vincent de Paul – Pastorale des Migrants – Bon Pasteur – Emmaüs – Une Famille un Toit - Les Restos du Cœur – REDA - Secours Catholique
11 demandeurs d'asile (nombre fluctuant) sont à la rue depuis quelques jours, certains depuis des mois.
Cette situation intolérable s'est répétée trop de fois depuis quelques mois. (vour notre précédent article sur le sujet)
Nous vous invitons donc à un rassemblement devant la préfecture mercredi 15 octobre à 17h3O.