Votation citoyenne : venez voter samedi 24 mai.

Publié le par LDH49


Samedi 24 mai
de 10h à 17h
parvis de l'ancien Hôtel de Ville.



Cinq bonnes raisons de voter pour le droit de vote et d'éligibilité des résidents étrangers aux élections locales :

1/ Pour une intégration parfaite de personnes ayant déjà fait la preuve de leur implication dans la vie de la Cité.
 Il s'agit ici de droit de vote des résidents étrangers, c'est à dire des étrangers titulaires d'une carte de résident, dont les conditions d'obtention sont un gage d'intégration et de la volonté de vivre en France.
Nationalité et citoyenneté ne répondent pas à la même question. La nationalité est une des réponses possibles à la question : « Qui suis-je ? » Les réponses sont multiples : situation familiale, profession, religion, sexe, âge… Et, bien sûr, nationalité. La citoyenneté répond à la question : « Comment vivre ensemble, comment s’organiser pour construire un avenir commun, quelle que soit la réponse à la question précédente ? »

2/ Pour mettre fin à la situation discriminatoire actuelle.
Du point de vue du droit de vote aux élections locales, la population qui est installée de façon régulière sur le territoire de l’UE se trouve ainsi divisée en 4 catégories :
> Les nationaux (Allemands en Allemagne, Français en France…) qui ont tous les droits politiques ;
> Les citoyens de l’UE (Espagnols en Italie, Italiens en Belgique…) qui ont le droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales et européennes ;
> les ressortissants des États tiers qui ont le droit de vote à des élections locales dans certains pays de l’UE (en Irlande, aux Pays-Bas, en Suède…);
> Les ressortissants des États tiers qui n’ont aucun droit de vote dans les autres pays de l’UE (Allemagne,
France…)
Opérer un traitement différent entre Français et étrangers peut s'expliquer dans certains domaines, mais différencier étrangers de l'Union Européenne et autres étrangers constitue une discrimination fondée sur la nationalité.

3/ Pour rattraper le retard actuel de la France dans ce domaine.
Beaucoup de pays ont compris la nécessité de faire participer les résidents étrangers à la vie locale, et leur ont accordé le droit de vote et souvent d’éligibilité aux élections locales, c’est le cas de :
> L’Irlande en 1965 (après 6 mois de présence), la Suède en 1975, le Danemark en 1981 (3 ans), les Pays-Bas en 1985 (5 ans), la Finlande en 1992 (2 ans), la Belgique en 2002 (sans éligibilité), le Luxembourg en 2003 (sans éligibilité);
> L’Espagne et le Portugal en 1985 (sous condition de réciprocité) ;
> Le Royaume-Uni à toutes les élections pour les ressortissants du Commonwealth ;
> L’Estonie (sans éligibilité), la Lituanie, Malte (réciprocité), la République tchèque (réciprocité), la Slovénie.
La France reste à la traîne. Notre pays sera-t-il parmi les derniers à accorder ce droit comme cela a été le cas pour le droit de vote des femmes ?

4/ Parce que l'opinion publique compte.
Les politiques invoquent souvent l’opinion publique. La Lettre de la Citoyenneté publie, chaque année depuis 1994, des sondages sur le droit de vote des étrangers. Les résultats montrent que si, dans les années 90, le taux de personnes favorables à l’attribution du droit de vote était faible (autour de 30 %), depuis 1999 ce taux se situe entre 45 et 57 %. Le sondage de novembre 2005 indique 63% de réponses favorables.
Il est donc important de s'exprimer à nouveau pour que cette question devienne incontournable dans le débat public.

5/ Pour placer la question au coeur des prochaines élections sénatoriales.
Lors du vote du 3 mai 2000 à l’Assemblée Nationale, la quasi-totalité des députés de gauche et écologistes, ont voté cette loi. A droite quelques rares députés ont franchi le pas. Le texte n’a alors pas été présenté au Sénat dominé par la droite. Depuis la situation a mûri parmi les partis présents au Parlement. La gauche, classique, PS, PCF, PRG, et écologiste, Les Verts, soutiennent ce droit. Une demande de mise à l’ordre du jour du Sénat a été signée par plus de 30 sénateurs de la gauche classique et écologiste : elle a été repoussée par la droite, mais d’une manière bien plus modérée qu’auparavant et laissant une porte ouverte pour plus tard. La droite évolue enfin.
Il est donc important de saisir l'occasion des élections sénatoriales pour faire en sorte que le mouvement se poursuive.


Publié dans Immigration - Asile

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