La conférence internationale de recherche sur le sida s’ouvre à Paris

Publié le par LDH49

La conférence internationale de recherche sur le sida s’ouvre à Paris

En toile de fond de l’événement, les craintes sur la réduction annoncée de la contribution des Etats-Unis à la lutte contre le VIH dans le monde.

Les organisateurs souhaitent profiter de cette occasion pour porter une déclaration de Paris, qui soulignera la nécessité de continuer à réfléchir et à financer la science. « Pas de fin du VIH sans la recherche et pas de recherche sans des investissements pérennes », proclame ce texte. S’il ne cite pas nommément les Etats-Unis du président Donald Trump, ce sont bien eux qui sont visés. 

En mai 2017, la LDH49 avait été invitée par "Médecin du Monde" à une projection-débat du film documentaire de Dylan Mohan Grey, "Fire in the blood"qui rappelle les différentes étapes de la mondialisation des brevets pharmaceutiques, des règles du jeu qui rendent malades !

 C'est le récit du combat mené entre 1996 et 2003, en pleine explosion du sida, pour l’accès aux génériques dans les pays en développement, incapables de payer le prix des antirétroviraux brevetés. Un accès que refusaient, au nom du respect de leur propriété intellectuelle, les laboratoires pharmaceutiques occidentaux. Ils venaient pourtant de révolutionner le traitement du VIH en permettant enfin aux patients de vivre avec la maladie, au lieu d’y succomber rapidement.

Le documentaire rappelle les familles décimées en Afrique. Les 10 millions de décès liés au sida entre 1996 et 2003 alors qu’on ne mourrait plus de cette maladie dans les pays riches. Le fabriquant indien de médicaments génériques Cipla est présenté en héros car c’est lui qui fera basculer le combat en étant capable de proposer un "prix magique" pour ces génériques : 350 dollars par an par patient, contre 15 000 dollars dans les pays développés.

Sur Viméo : Fire in the blood

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