A Calais la traque inhumaine des exilés continue avec l’appui des forces de police envoyées en renfort par le Ministre de l’Intérieur

Publié le par LDH49

Gérard Collomb, le ministre de l’intérieur, s’est contenté jusqu’à présent d’annoncer l’envoi de davantage de policiers dans cette sous-préfecture du Pas-de-Calais.

Traduction : gazage des repas, des bouteilles d’eau, des affaires et des corps ; entraves à l’accès aux lieux pour se laver ; absence de centre d’hébergement pour se reposer ; insuffisante prise en charge des mineurs : les témoignages du harcèlement policier et des manquements de l’État au regard de droits pourtant inscrits dans la Constitution sont innombrables.

Le défenseur des Droits, autorité indépendante, s’est rendue sur place ce lundi 12 juin. Il dénonce les conditions de vie « inhumaines » que subissent les exilés à Calais. « La volonté de ne plus voir de migrants à Calais conduit à ce que plus aucun abri ne soit toléré : les personnes dorment à même le sol, quelles que soient les conditions climatiques, parfois avec un sac de couchage donné par les associations. Ils disent être traqués jour et nuit dans plusieurs sous-bois de la ville. Les migrants ne peuvent dès lors plus dormir, ni même se poser ou se reposer et restent constamment sur le qui-vive… Ils sont visiblement dans un état d’épuisement physique et mental … Tous les points d’eau ayant été supprimés, les migrants ne peuvent pas se laver, ni même boire. »

Lire le communiqué : Le Défenseur des droits dénonce une nouvelle fois les conditions de vie inhumaines que subissent les exilés à Calais

Voir aussi les billets de blog sur Mediapart de la dramaturge Camille Louis et du philosophe Étienne Tassin ici et

Publié dans Immigration - Asile, Police

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