Persécution des homosexuels en Tchétchénie : où en est-on ?

Publié le par LDH49

Avec Joël Deumier, président de SOS homophobie, France-inter est revenu dimanche matin 7 mai sur ce drame qui se joue en ce moment dans cette république constitutive de la Fédération de Russie.

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Pour Joël Deumier, "nous craignons que ce soit une purge. Arrêtés par dizaine, mis dans des camps qui nous rappellent les heures les plus sombres de notre histoire, ils subissent tortures et électrocutions."

Même en quittant la Tchétchénie, les homosexuels ne sont pas en sécurité en Russie

En effet, cette ambiance de terreur est non seulement présente dans leur entourage, mais également de la part des autorités tchétchènes et russes, qui n'hésitent pas à appeler les familles à éliminer leurs enfants. "La Tchétchénie, c’est la Russie, c'est Poutine, premier homophobe de cette région." "La loi russe institutionnalise et légitime ces crimes."

Joël Deumier "salue la réactions d'Angela Merkel, mais note la position frileuse de la France, malgré la lettre signée par Jean-Marc Ayrault. On voudrait que la France mette en place une politique de visa d’urgence, comme au Canada."

Que faire concrètement ?

"Déjà en parler, briser la loi du silence, pour mettre la pression. Nous sommes en lien avec le ministère des affaires étrangères pour savoir ce qui se passe là-bas. On s’alarme, mais à présent, il faut agir car nous savons ce qu’il se passe."

Le pouvoir nie la réalité

Selon le président de SOS homophobie "quand on nie une réalité, c’est un premier pas vers l'élimination d’une partie de la population. Le discours public de la Tchétchénie et la Russie sur l’homosexualité est un déni."

 

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