Un espoir pour deux squats menacés d’expulsion sur Angers

Publié le par LDH49

Depuis mercredi dernier une nouvelle action était engagée à l‘initiative notamment du Cercle 49, du CSSP et de syndicalistes pour s’opposer aux menaces d’expulsion sans proposition de relogement de trois squats sur Angers. Voir nos articles précédents :

Ce mercredi 12 avril des Roms accompagnés de militants sont allés demander un entretien au chef de cabinet du conseil départemental : une représentante des Roms et 4 membres du CSSP ont été reçus en présence d’une responsable de l’ASE (Aide à l’enfance).

Voici un témoignage de cette rencontre :

 

Après un début d’entretien délicat où les uns parlent de droit et de loi quand les autres parlent de devoir, de personnes en situation précaire, un échange a pu s’amorcer. La représentante des Roms a parlé au nom de sa communauté, de la scolarisation, du travail de certains, de la recherche de travail pour d’autres. Les activités mises en place au Chêne Vert ont pu être expliquées, mais aussi les conséquences d’une nouvelle expulsion : la difficile scolarisation des enfants, l’éternel recommencement des réquisitions pour ne plus être à la rue.

La délégation a fait des propositions de baux précaires avec engagements réciproques.

Une véritable discussion s’est alors engagée avec le chef de cabinet qui au final propose :

  • de demander un accord à Monsieur Gilet pour suspendre l’expulsion pour que les enfants puissent terminer leur année scolaire
  • de mettre en place de nouvelles rencontres pour travailler sur les propositions de la délégation

Une demi-heure plus tard, il communiquait la réponse du président du Conseil Départemental : « les Roms pouvaient rester au Chêne Vert et aux 3 paroisses jusqu'à la fin de l'année scolaire, le 7 juillet, avec une recherche de logement transitoire pour qu'ils ne soient pas à la rue, et des dates de réunions de travail entre les parties ».

Cette action va, nous l'espérons, porter ses fruits

Sylvette

L’action menée au Chêne Vert est exemplaire. Les Roms, appuyés par des militants du CSSP et des syndicalistes, se sont organisés collectivement dans leur squat. Plusieurs activités ont pu être menées dans leur salle commune. Ils ont défendu leurs droits. Au final ils ont su faire reconnaître leurs propositions par le Conseil Départemental. Cette initiative est porteuse d’avenir.

Bravo à eux et à tous ceux qui se sont mobilisés avec eux.

Plus globalement en France, c'est plutôt l'indifférence qui prime à l'égard des enfants Roms. Voir notre article : Droits des enfants roms : les pouvoirs publics français font fi de leur condamnation

 

Publié dans Droits sociaux

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