Entre 200 et 250 Angevins des quartiers populaires ont exprimé leur colère face à ce qu’ils vivent comme des violences policières.

Publié le par LDH49

Suite aux manifestations du 18 février dans de nombreuses villes de France dont Angers, plusieurs associations locales angevines ont organisé une nouvelle manifestation avec des habitants de divers quartiers de la ville.

Nous devrons sans relâche condamner les violences policières. L’ensemble des manifestations y contribuent, mais la mobilisation sur le sujet sera longue et devra se poursuivre sous différentes formes

Nous publions ci-dessous l'article d'Ouest-France de ce jour

Les habitants des quartiers manifestent

Le rassemblement est familial et bigarré. Sur les marches du Grand théâtre, beaucoup de mères, venus avec leurs fils et leurs filles, tiennent une pancarte. Avec des messages divers : « Justice pour nos enfants », « Mamans en colère », « Non aux forces de l’ordre. Oui aux jardiniers de la paix »… Il s’agit de la deuxième manifestation organisée pour dénoncer des « violences policières », depuis l’ouverture d’une enquête pour viol et violences volontaires à l’encontre de quatre policiers d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Cette fois-ci, elle a été inititiée par des habitants des quartiers populaires d’Angers, tels que Savary, la Roseraie, Belle-Beille ou encore Monplaisir. La coordination Pas sans nous 49 et le collectif Interquartiers 49, deux associations des cités, avec le soutien du mouvement Nuit debout Angers et le Cercle 49, ont organisé ce rassemblement pour relayer « des témoignages d’habitants mis en cause par une certaine politique… L’affaire de Théo (N.D.L.R., le jeune homme d’Aulnay ayant été grièvement blessé par une matraque) est une histoire de trop. Devons-nous accepter sept jours sur sept d’être insultés, frappés ou violés pour notre couleur de peau ?», lance au micro Djamel Blanchard, habitant de la Roseraie, représentant Pas sans nous 49, dont le collectif national se positionne dans un rôle de syndicat des quartiers populaires. « Le 23 février 2012, avenue JeanXXIII, alors que j’étais sur le trottoir, un policier nous a démandé nos papiers. Aucun autre passant de type européen n’a été contrôlé…  » Quelques témoignages sont lus, d’autres, lancés à la volée. Et puis, il y a cet adolescent de 13 ans, qui vit à Savary. De lui-même, il vient rapper un texte improvisé « en mode freestyle » … Juste histoire de « penser à l’avenir, aux enfants de demain ».

Nathalie HAMON.

 

Lire aussi l'article du Courrier de l'Ouest du 24/02/17 :
Les quartiers « contre les violences policières »