Les migrants ne seraient-ils plus les bienvenus à Avrillé ?

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Le CAO d’Avrillé ouvert depuis le 5 juillet dans des locaux inoccupés de l’enseignement catholique a accueilli plus de 80 migrants au fil du temps. Ils seraient jusqu’à ces jours 26 présents. Certes ce centre est transitoire en attendant de trouver des solutions pour tous les migrants accueillis. Ce qui n’est pas encore le cas. C’est pourquoi apparemment le bail arrivé à échéance fin novembre aurait été reconduit, les locaux n’ayant toujours pas une autre destination d’ici 2018. L’évidence serait d’attendre que tous les hébergés aient trouvé une destination.

Apparemment certains Avrillais s’interrogent sur la présence de ces riverains venus d’ailleurs et ont constitué un « collectif ». Le député-maire leur a envoyé un courrier le 16 novembre les invitant à une rencontre publique avec le préfet où il écrivait : « La création de cet établissement dans le quartier de la Grande-Garde a généré un certain nombre d’interrogations, de la municipalité d’une part, et des riverains d’autre part ». A cette rencontre « publique » n’ont été conviés que des riverains et la presse n’a pas été prévenue. L’association de quartier Autour du Moulin n’a pas non plus été invitée. Le bouche à oreille a malgré tout permis qu’ils soient plus nombreux ce 21 novembre.
A cette rencontre Madame le préfet annonce la fermeture pour fin janvier, sans avoir aucune certitude que tous les dossiers de dix migrants restants puissent être traités d’ici cette date. Des Avrillais du quartier se sont mobilisés depuis plusieurs mois dans leurs associations pour aider ces migrants. Ils déclarent dans le Courrier de l’Ouest : « On est écœurés. Nous n’avons rien à ajouter »
Dans son édition du 9 décembre, le Courrier de l’Ouest relate son entretien avec Mme le Préfet. Elle déclare : « Quand on a transféré le centre d’accueil d’Angers à Avrillé en juillet, j’ai prévenu le maire. On ne peut pas dire qu’il a sauté de joie mais l’été s’est bien passé ». Elle confirme qu’il n’y a eu qu’un seul incident avec un pensionnaire alcoolisé qui a été exclu du CAO. Elle y déclare « Nous n’avons pas eu un seul incident autrement. S’il n’y avait pas eu des esprits malencontreux pour attiser les choses, on n’en aurait pas plus entendu parler que ça. »
Conclusion, la parole de quelques citoyens auxquels le maire a prêté une oreille bienveillante a plus de poids que celles des citoyens qui se sont investis dans une démarche d’accueil.