Ils sont désormais Français et fiers de l'être

Publié le par le Courrier de l'Ouest

Ils sont désormais Français et fiers de l'être

85 personnes de 20 nationalités différentes ont été naturalisées françaises lundi, à la préfecture, où elles ont été accueillies par la préfète Béatrice Abollivier.

Ils sont désormais Français et fiers de l'être

La deuxième cérémonie de naturalisation de l'année s'est tenue selon le protocole en place depuis 2010 : il appartient désormais au préfet de statuer sur les acquisitions de naturalisation. L'atmosphère est solennelle, on remet aux personnes un dossier d'accueil contenant des pièces administratives, la Déclaration des droits de l'homme, ainsi que l'hymne national, diffusé dans la salle. Le court-métrage « Devenir français » est projeté, puis les concernés sont appelés tour à tour, avant d'être invités à un pot en leur honneur.

Autant de trajectoires et de motivations pour ces hommes, ces femmes, ces quelques enfants. D'origine camerounaise, Giovani Nengoue témoigne de sa fierté : « J'ai toujours idéalisé la France. Enfant, j'y venais souvent en vacances. C'était pour moi une suite logique que d'aimer ce pays au fond, comme un Français, et de l'accepter avec les droits et les devoirs. »

Demandeuse depuis deux ans, America Dos Santos Ferreira témoigne de sa gratitude : « C'est un honneur. Je suis née au Portugal et je vis en France depuis 45 ans. Plusieurs raisons m'ont décidée : mes parents sont décédés, et par respect pour eux, je repoussais demande car j'aurais eu le sentiment de renier un peu mes origines. En réalité, on ne les renie jamais... Mes enfants ont désormais leur vie ici : j'étais déjà française dans mon cœur. Arrivée en France à l'âge de cinq ans, j'étais la seule à ne pas être française parmi mes frères et sœurs, tous nés ici. Par ailleurs, je paie mes impôts, je travaille : j’avais envie de pouvoir voter. »

Sergueï Kojevnikov, un jeune homme russe de 25 ans, évoque avec émotion ce que représente sa nouvelle nationalité : « C'est une délivrance. Les démarches étaient très longues car je n'avais pas de revenu régulier. J'ai fait ma demande il y a sept ans, alors que j’étais étudiant. Pour moi, ça représente une stabilité, une égalité. J'ai grandi et je me suis construit ici. Arrivé en France à l'âge de douze ans, j'avais besoin de me sentir comme les autres. Je vivais cette différence comme une injustice »

Publié dans Citoyenneté