Vendredi 3 avril 2009 5 03 /04 /2009 21:03
Pour la troisième fois, un "cercle du silence" s'est formé mercredi de 18h à 19h, place du Pilori, pour dénoncer les conditions inhumaines du placement en rétention administrative des personnes étrangères dont il est décidé de la reconduite à la frontière.



Vous pouvez vous aussi rejoindre le cercle, qui se réunit le premier mercredi de chaque mois, de 18h à 19h, place du Pilori à Angers.
Des initiatives comparables se développent également dans de nombreuses villes de France.
Par LDH49 - Publié dans : Immigration - Asile
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Samedi 28 mars 2009 6 28 /03 /2009 11:33
A l'appel du collectif laïcité de Maine et Loire


Protestation à l'encontre de la politique scolaire du pouvoir en place, cette pétition est aussi une adresse aux forces politiques qui aspirent à le remplacer. Avant qu'il ne soit trop tard, il s'agit de réactualiser l'idée d'une unification laïque pour que l'enseignement public puisse un jour assumer pleinement sa fonction d'école de la réussite pour tous.


POUR UN GRAND SERVICE PUBLIC D'EDUCATION, NATIONAL, UNIFIE, LAÏQUE, GRATUIT ET RENOVE


La politique actuelle, économique et sociale, rend plus nécessaires que jamais l'unification laïque et la rénovation démocratique du système éducatif.


Un grand service public d'éducation, national et rénové, unifié et laïque, reste une idée neuve. La « casse » et la privatisation en France comme en Europe des services publics, notamment de l'Education Nationale, s'inscrivent dans un projet libéral dans lequel l'Ecole est un immense marché. A cette fin, l'école privée est instrumentalisée pour concurrencer le service public et aboutir à son démantèlement.


Le dualisme scolaire financé par des fonds publics entraîne un gaspillage et s'avère inefficace pour lutter contre l'échec scolaire.


Gratuite et ouverte à tous, l'école de la République a le devoir d'amener tous les élèves et tous les étudiants au plus haut niveau de réussite. Les deniers publics doivent lui être entièrement consacrés. Il va de soi que la liberté d'enseignement subsistera pour ceux qui refuseront l'offre d'unification. Les établissements à caractères propres devront tout simplement assurer leurs propres financements.


La laïcité est garante de la liberté de tous au delà des différences. Elle rassemble et intègre. Elle s'oppose aux dérives communautaristes que peuvent engendrer les écoles privées, confessionnelles ou ethniques.


Le caractère national de l'Education et sa rénovation sont indispensables pour éviter les risques d'émiettement de l'offre éducative et l'existence d'une école à deux vitesses où le service public en serait réduit à ne scolariser que les plus démunis.


Seul un grand service public d'Education, unifié et laïque, national et rénové, garantira l'enseignement de qualité, libre de toute pression politique ou économique, dont notre pays a besoin.


Sa réalisation est possible si la volonté politique s'y investit pleinement.

SIGNER LA PETITION



Le Collectif Vigilance Laïcité de Maine et Loire

DDEN - FCPE - FOL - FRANCAS - FSU - JPA - LDH - OCCE - SDEN CGT -SE - SNEP - SNES - SNUipp - Solidarité Laïque - UNSA Education.

Siège : 14 bis avenue Marie Talet - 49100 ANGERS

Par LDH49 - Publié dans : Laïcité
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Dimanche 22 mars 2009 7 22 /03 /2009 17:21

Bernard nous a contacté pour nous faire part de l'incident survenu le 29 janvier dernier, alors qu'il se rendait à la manifestation prévue sur Angers ce jour là.

Voici son témoignage, "les faits, rien que les faits" :

"Jeudi 29 janvier 2009, aux environs de 10h45, je cherche une place de stationnement proche de la place Leclerc en vue de participer à la manifestation programmée ce jour.

Je longe d'abord le jardin du Mail près de la place Lorraine avant de prendre à droite en direction du Centre des Congrès.
Je descends donc le boulevard et ce faisant je constate qu'il y a beaucoup de monde sur et autour de la place Leclerc.
A l'instar de la voiture qui me précède (type Kangoo blanche), je me déporte sur la voie de gauche pour éviter les piétons manfestants qui débordent donc sur la chaussée.

A cet instant précis, un policier sans doute affecté à la circulation autour de la manifestation me fait signe d'arrêter mon véhicule. Il fait également tourner son doigt en marchant vers moi, ce qu'il faut interprêter comme une injonction à baisser ma vitre.
Je ne réponds pas immédiatement à son injonction, le temps pour moi de râler contre le fait que je suis systématiquement arrêté par la police ou la gendarmerie dès qu'il y a un contrôle routier.

Ensuite, j'ouvre ma portière et écoute ce qu'il a me dire. En l'occurence, il me demande si je connais la vitesse à laquelle je roule. Je lui réponds que je suis en première et que je roule très vraisemblablement à 20 kmh maxi.
Le policier me dit qu'il faut rouler à 10 kmh. Je réponds qu'il ne me semble pas aller trop vite et que, d'ailleurs, les piétons n'ont pas eu de réaction particulière à mon passage. Je demande donc à poursuivre ma route, me stationner et aller manifester.
Il ne parait pas de cet avis et le ton commence à monter entre nous. Néanmoins, je reste correct et ne verbalise aucune insulte ni menace. La tournure de notre conversation lui fait dire que je suis sous l'emprise de l'alcool et il demande à voir les papiers du véhicule.
Je lui remets l'attestation d'assurance et le permis de conduire. La carte grise étant à mon domicile, je ne suis pas en mesure de la lui présenter.

Le policier me demande alors de placer mon véhicule près du mini-bus de la police pour vérifier sans doute les informations que la carte grise aurait pu lui fournir.
J'obtempère et fais d'abord une courte marche arrière car la place indiquée est de l'autre côté du boulevard et dans la direction opposée à la marche initiale de mon véhicule.

Je braque ensuite les roues cpmplètement à gauche avant de passer la première. J'embraye trop vivement, le véhicule fait un hoquet et provoque la surprise d'un autre policier qui circule à pied dans le couloir de bus.
Surpris moi-même par cette manoeuvre et conscient de la "frayeur" du policier, je stoppe immédiatement mon véhicule. Aussitôt, j'entends : " c'est bon, ça suffit !". Ma portière est alors ouverte brutalement et des policiers s'évertuent à me faire sortir de la voiture sans ménagement.

Instinctivement, je cherche à rester " à l'abri " dans ma voiture et la violence des policiers redouble : je suis extrait de la voiture, plaqué au sol et menotté dans le dos. Fortement impressionné par cette interpellation, je cherche à interpeller les passants une première fois mais deux doigts d'un policier dans la bouche m'en empêchent.

Puis les policiers me redressent et je m'adresse une nouvelle fois aux passants en leur demandant d'être témoins de ce qui vient de se passer : " ( au secours ?), ne (les ?) laissez pas faire ça !".
Une jeune fille avec un manteau vert se dirige alors vers nous et s'adresse aux policiers : " mais laissez le, il n'a rien fait ! ".

Ensuite, je suis conduit dans le mini-bus de la police où je vais attendre 15 minutes, menottes aux poignets dans le dos, avant d'être conduit au commissariat central où me sera signifiée ma garde à vue. Elle durera 5 heures. Le temps de subir un test salivaire de dépistage du cannabis, d'être pris en photos sous trois angles différents, d'apposer mes empreintes digitales sur divers tampons encreurs et cartonnettes, et d'être enfin entendu pour ma déposition."


Bernard est sorti de garde à vue avec une convocation en justice qui se tiendra en avril, et a fait appel à un avocat.

Par LDH49 - Publié dans : Dérives totalitaires
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Mardi 10 mars 2009 2 10 /03 /2009 23:24

Chasse aux migrants, chasse aux citoyens solidaires :

quand l’humanité devient un délit…

(Communiqué LDH nationale)


Monsieur Eric Besson, « Ministre de l’identité nationale », a déclaré récemment à Calais avoir été « ému » par la situation des migrants et vouloir « humaniser » une « politique de fermeté » (sic).

 

Quelques jours plus tard, à Norrent-Fontes (Pas-de-Calais), ont été arrêtés 13 migrants originaires d’Erythrée, et avec eux une femme de 59 ans dont la maison a été perquisitionnée et qui a été retenue pendant neuf heures d’affilée pour leur être venue en aide. Un autre militant de Boulogne-sur-Mer a été arrêté le même jour dans les mêmes conditions. Tous deux ont été interrogés dans le cadre d’une affaire d’« aide au séjour irrégulier en bande organisée ».

 

Il ne s’agit pas, loin de là, d’un acte isolé : Monsieur Besson a programmé les moyens budgétaires d’une politique organisée de poursuite des « aidants ».

 

Le Comité central de la Ligue des droits de l’Homme, réuni le 7 mars 2009, exprime son entier soutien aux militants de la solidarité de plus en plus souvent menacés et poursuivis pénalement pour avoir obéi à leur conscience en secourant les victimes de la chasse aux migrants.

 

Il appelle tous les citoyens de ce pays à se faire eux aussi « délinquants de la solidarité » pour ne pas laisser traiter comme des criminels celles et ceux qui défendent les droits fondamentaux et la dignité humaine.





APPEL POUR LE DROIT A L'ACCUEIL INCONDITIONNEL
(Pétition à l'initiative d'Emmaüs)



Nous, soussignés, organisations ou citoyens, souscrivons sans réserve au principe d’accueil inconditionnel et/ou déclarons le pratiquer.

Nous sommes et serons solidaires des personnes et organismes inquiétés voire poursuivis pour avoir appliqué ce principe.

En référence à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, nous demandons que ce principe d’accueil inconditionnel soit inscrit dans le droit français et appliqué dans tous les lieux d’accueil, publics ou privés, sans limitation de durée, ainsi que dans les administrations.

En conséquence, nous demandons la fin des arrestations et des poursuites opérées dans ces lieux, ainsi qu’à l’encontre des organisations ou des particuliers « aidants », agissant par solidarité.



Par LDH49 - Publié dans : Immigration - Asile
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Samedi 28 février 2009 6 28 /02 /2009 08:41
Le Collectif Journées Nationales Prisons* vous invite :


* LDH - GENEPI - Emmaüs - Secours Catholique - ANVP - Olivier Giran - Aûmoneries - Courrier de Bovet.
Par LDH49 - Publié dans : Prisons
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Vendredi 27 février 2009 5 27 /02 /2009 07:49

Membre de la « Coordination Migrants 49 », la L.D.H. a cosigné un courrier à Monsieur le Préfet de Maine et Loire pour rappeler « le manque criant d’hébergement dans le département, tant pour les sans domicile fixe que pour les demandeurs d’asile », et pour demander une rencontre afin de rechercher des « solutions dignes et pérennes ».

Dans le même esprit, la LDH a interpellé Monsieur le maire d'Angers au sujet de la situation particulière de la rue Lionnaise.


La L.D.H. de Maine et Loire n’opère pas de confusion, ni d’amalgame entre la problématique concernant l’hébergement des demandeurs d’asile et celle relative aux sans domicile fixe mais elle revendique  pour les uns et les autres les mêmes droits à la dignité
Si nous pouvons comprendre les raisons (sécurité, responsabilité…) qui  ont conduit la mairie à engager une procédure judiciaire, nous ne pouvons pas accepter les conséquences dramatiques qu’aurait, pour les demandeurs d’asile, une expulsion sans autre solution que la rue.

Nous demandons qu'aucune mesure d’expulsion n'ait lieu avant que ne soit réglé l’hébergement des personnes et, prioritairement, celui des demandeurs d’asile.
Par LDH49 - Publié dans : Immigration - Asile
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Jeudi 19 février 2009 4 19 /02 /2009 23:16

il ne reste que quelques jours pour empêcher l'expulsion d'Ammar Amedjar,ce jeune père de famille arrêté à la sortie de l'école de sa fille le vendredi 6 février.


C'est pourquoi, RESF 49 appelle à un rassemblement samedi 21 février à 14h30 devant la préfecture d'Angers pour demander un titre de séjour pour Ammar et éviter que cette famille ne soit une nouvelle fois déchirée.


Rahma,sa femme,Maria et Amina,leurs deux petites filles, ont besoin de vous!



Rappel des faits :


**

DOUCEUR ANGEVINE ET ACHARNEMENT POLICIER


Le 6 février, veille des vacances de la zone d'Angers, Ammar Amedjar, père de Maria (2,5 ans) était arrêté à proximité de l'école Aldo Ferrarro, à Angers, où il venait de déposer sa petite fille. Un

épisode de plus dans une histoire bien sordide.


Ammar Amedjar est marocain, marié avec une jeune femme d'origine marocaine qui réside en France depuis l'âge d'un an, titulaire d'une carte de résident (10 ans).


Ils se sont mariés en 2005 au Maroc. Après le mariage, elle rentre en France, où vit toute sa famille, pour rechercher un emploi, afin de faire une demande de regroupement familial. Déchirée, entre la

France où est sa vie depuis toujours et le Maroc où se trouve son mari, elle fait des aller-retour au moins 2 fois par an pour le voir. Des enfants naissent : Maria a deux ans et demi, Amina 7 mois.


En mars 2008, lassé d'attendre ce regroupement familial qui ne vient jamais, Ammar entre en France avec un visa de trois mois ; lorsque celui-ci expire, il décide de rester près de sa femme et de sa première fille, la seconde devant naître peu après.


En juin 2008, à quelques jours de la naissance d'Amina, la police l'interpelle à son domicile, le place en garde à vue puis en rétention à Rennes. Arrivé à l'aéroport, il refuse de monter à bord. Il est remis en garde à vue et passe en comparution immédiate à Rennes. Il est libéré mais condamné à un mois de prison pour refus d'embarquement.


Il retourne chez lui ; quelques jours après des policiers se présentent à son domicile vers 8 h du matin en lui demandant de les suivre pour des formalités administratives à la préfecture.


Hésitant, il accepte pourtant et se retrouve à nouveau en garde à vue. L'après midi même, il est emmené à l'avion. Craignant une nouvelle condamnation, il embarque pour Casablanca.


Après 2 mois passés loin de sa femme et de ses 2 petites filles, il décide en septembre de revenir clandestinement en France.


Et voilà que le 6 février, à la veille des vacances scolaires (un hasard, sans doute !), il est arrêté, à moins de 100 m de l'école où il vient à pied, comme chaque matin, déposer Maria. Un policier informe ensuite sa femme qu'il est emprisonné à la maison d'arrêt d'Angers pour purger sa peine.


La petite Maria ne comprend toujours pas pourquoi son papa n'est pas venu la chercher*. Rahma, la femme d'Ammar, est désespérée mais bien décidée à se battre contre l'injustice. Un nouvel APRF a été notifié à Ammar en prison. Son recours a été jugé mardi 17 février au Tribunal administratif. Présente bien sûr à l'audience, Rahma a pu exposer les faits devant le juge… qui a décidé de valider l'arrêté de reconduite d'Ammar. *


*Ses justifications sont dignes d'une anthologie de l'inhumanité judiciaire : à l'en croire, l'expulsion d'Ammar ne remettait pas en cause la famille parce que les filles sont encore petites ( ! !) et que la vie du couple n'a pas été stable pendant plusieurs années (et pour cause!). Il avance enfin l'idée que Rahma pourrait rejoindre son mari au Maroc puisqu'elle est marocaine… Cette désinvolture est terrifiante ! C'est une façon de nier les 26 ans sur 27 de vie en France de Rahma et les 30 ans de boulot en France de ses parents ! Elle a appris à parler en français, elle a fréquenté les bancs des écoles françaises de la maternelle au lycée. Elle n'est jamais allée au bout de ses démarches de naturalisation parce que, comme elle disait encore en sortant du tribunal, elle se sent tellement française qu'elle n'a pas pensé avoir besoin de le prouver par un bout de papier. Et voilà un juge qui vient nier aujourd'hui, de façon sordide, qu'elle n'est pas française et qu'elle n'a pas sa place avec son mari et ses enfants là où elle a toujours vécu. *


*Ce n'est pas qu'Ammar qu'ils veulent expulser ! Moralement, c'est  aussi Rahma et ses filles qu'ils excluent ! Le repli identitaire que certains craignent, ce sont les lois dangereuses appliquées de façon stupide qui risquent de le provoquer. *


*Maintenant, les choses sont simples : si on laisse faire, au terme de sa peine, Ammar sera conduit directement de la prison à l'aéroport pour être expulsé une fois encore alors que sa femme et ses filles sont en France où elles ont passé toute leur vie.*


*L'attitude des autorités est honteuse, à tous les points de vue.*


*Monsieur Sarkozy jadis, Monsieur Hortefeux plus récemment, M. Darcos, Ministre de l'Education il y a peu, se sont à plusieurs reprises engagés publiquement à ce qu'il n'y ait pas d'arrestation dans les écoles ou à leurs abords... Cet engagement ne concernerait-il pas le Maine-et-Loire ? Ou la parole des ministres serait-elle sans plus de valeur que celle d'un président de la République ?*


*Ammar Amedjar n'a commis aucun autre délit que de vouloir vivre auprès de sa femme et de ses enfants. Il l'a demandé légalement. Il en a attendu l'autorisation pendant des années pendant lesquelles les autorités se sont moquées de lui et de sa famille. Quand il a décidé de rester auprès de ses enfants, la réponse de la République sarkozyste a été la police, l'interpellation, la violence, la condamnation, la déloyauté et, pour finir, l'arrestation à la porte de l'école de son enfant et la prison en attendant un nouvel exil. Et pour faire bon poids, l'insulte à Rahma.*


*Il faut d'autre part et évidemment, qu'un titre de séjour vie privée et familiale soit immédiatement délivré à Ammar Amedjar et que des excuses publiques soient faites à Rahma Amedjar et à ses filles pour le traitement scandaleux dont leur père et mari a été victime.*

Par LDH49 - Publié dans : Immigration - Asile
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Samedi 31 janvier 2009 6 31 /01 /2009 09:03



 


On assiste à Angers comme dans beaucoup de grandes villes à une augmentation du nombre d’arrivées des demandes d’asile : la faute en revient aux dérèglements du monde et à la fermeture de certaines plateformes d’accueil.


Alors que de nombreuses instances reconnaissent les qualités du travail de l’Espace Accueil, les salariés n’ont plus les moyens aujourd’hui de faire face et d’assumer leur travail. Ce qui a conduit l’association gestionnaire, l’Abri de la Providence, à la suspension des domiciliations.


La Coordination Migrants ne peut accepter cette solution. Elle réaffirme que le droit des demandeurs d’asile commence par la domiciliation, clé indispensable pour pouvoir déposer la demande d’asile. C’est pourquoi elle demande que les moyens nécessaires soient mis en place pour que tous les demandeurs d’asile puissent exercer leurs droits et réaffirme aussi qu’il faut tout faire pour éviter le démantèlement de la plateforme d’accueil des demandeurs d’asile dans le Maine et Loire,comme le prévoit la régionalisation de ces structures.


D’autre part, la Coordination Migrants rappelle qu’elle demande toujours à la préfecture de renouveler à l’APTIRA l’agrément de domiciliation pour qu’elle puisse assumer à nouveau cette mission comme  elle l’a fait pendant de nombreuses années, ce qui permettrait de désengorger l'Espace Accueil.


Enfin les associations qui avaient interpellé la Préfecture et les élus sur la situation des SDF et des demandeurs d’asile à la rue pendant la période de grand froid, se félicitent qu’un début de solution ait été apporté à ce problème : le Préfet du Maine et Loire ayant pris la mesure du problème a convaincu  les bailleurs sociaux de mettre 10 appartements à la disposition de l’Abri de la Providence. Nous saluons cette mesure tout en disant que cela ne suffira pas à résoudre tous les problèmes d’hébergement. Dores et déjà il y a encore une quinzaine de demandeurs d’asile sans hébergement et l’hiver est loin d’être terminé.

 


Membres de la Coordination Migrants 49 

 

Aptira – LDH – St Vincent de PaulPastorale des MigrantsBon PasteurEmmaüsUne Famille un Toit - Les Restos du Cœur – REDA - Secours Catholique

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Mercredi 28 janvier 2009 3 28 /01 /2009 22:44
L’Europe citadelle ?


Conférence de Marie-Hélène Aubert

Les institutions européennes et l’évolution de la politique d’immigration

23 janvier 2009, au Lycée Jean Moulin


Ancienne élue politique des verts,  vice-présidente des verts au niveau européen, également députée à l’Assemblée nationale, membre de la commission « coopération et développement », Marie-Hélène Aubert  est venue le 23 janvier à Angers au Lycée Jean Moulin pour parler de la politique européenne à l’égard des migrants.





C’est depuis 1999 que l’Europe recherche une politique commune d’immigration dans le but d’harmoniser les règles des différents états. Marie-Hélène Aubert rappelle néanmoins que les accords de Schengen en 1985  préparaient déjà cette situation, puisque la libre circulation à l’intérieur de la zone des pays signataires  est complétée par le contrôle des frontières extérieures de l’Europe et que la coopération policière et judiciaire, mise en commun des politiques de visas, d’asile commence à s’organiser.

Elle mentionne aussi en  2003, à  Dublin, la création du fichier EURODAC qui instaure un système de base de données avec empreintes digitales pour vérifier le passage illégal aux frontières ou voir si le demandeur d’asile n’a pas fait sa demande dans un autre pays, ainsi que le dispositif FRONTEX  qui a pour rôle de contrôler les frontières de l’Union et d’obliger les pays limitrophes à faire le travail avec des  moyens technologiques puissants : navires d’interception, hélicoptères …



Ella évoque évidemment la directive sur le retour, dite directive de la honte, du 18 juin 2008. Celle-ci a pour but d’harmoniser  les règles de rétention et de rendre la politique du retour efficace.

Cette directive a été adoptée en première lecture par le Parlement européen, à 369 voix pour, 197 contre, 106 abstentions. Il y a eu donc une nette majorité ; cependant elle souligne l’importance des abstentions qui seraient plutôt le fait de la gauche. Le texte n’a pas été « bien adopté » :  d’habitude les textes passent mieux…


Quel est le contenu du texte qui n’est pas toujours bien compris ?

C’est un texte de directive, de posture minimale : ainsi la Directive fixe la détention à un maximum de 18  mois  ; or en France la détention est de 32 jours pour le moment. La Directive retour indique des seuils, mais chaque pays en dessous de ce seuil peut appliquer sa politique nationale. Pour l’interdiction d’accès au territoire des personnes expulsées : la limite est portée  à 5 ans maximum. La rétention doit être validée par un juge. Il existe un droit à l’aide judiciaire et un droit de recours. Seuls sont protégés les étrangers malades et les mineurs non accompagnés.

Un participant souligne que la directive risque d’encourager les états à durcir leurs positions quand ils sont en-dessous des seuils.


Marie-Hélène Aubert s’interroge sur cette volonté de chasser les étrangers et de les considérer comme coupables ; elle évoque :

- la pression de la montée des opinions xénophobes et nationalistes  ( Autriche,  Danemark  pour les pays, ainsi que les classes aisées et les classes urbaines défavorisées)

- l’ère du soupçon qui s’appuie sur la peur du terrorisme : certaines immigrés sont soupçonnés d’Islamisme, d’où les fichages multipliés et performants.


 Les députés européens tiennent compte de l’opinion publique, ne serait-ce que pour des raisons électorales… Il faut  montrer aux électeurs qu’on n’entre pas dans le pays trop facilement. Le Parlement européen est le reflet des opinions nationales.


Est-ce que l’opinion est si hostile à l’immigration ?  Il faut bien sûr souligner le rôle des médias, les manipulations … Ainsi les chiffres de M.Hortefeux sont faux, car sont comptés les passages allers et retours de Mayotte aux pays limitrophes.

De plus, on assiste à de nombreux mouvements de solidarité : l’émotion est éveillée  par  des situations proches ( voir le mouvement RESF entre autres …)

Elle note aussi beaucoup de confusion entre les différents types de statuts.

La question est donc bien : comment changer le regard ?




Marie-Hélène Aubert aborde pour finir la question du développement, avec des thèmes que nous connaissons bien. Car, bien évidemment, s’il y avait un développement économique et social des pays du sud ou de l’est, satisfaisant pour les populations, il n’y aurait pas un phénomène migratoire aussi ample. La dette de ces pays est très lourde, les potentats au pouvoir retiennent les richesses nationales mais sont soutenus par certains états européens. Les richesses du sol sont exploitées par des multinationales étrangères.

Beaucoup de belles proclamations au niveau européen sont vaines et vite oubliées. La population des pays européens accorde une priorité évidente à ses problèmes intérieurs.


Elle pense que le premier travail de l’Europe serait d’aider à établir un état de droit et que l’aide devrait être subordonnée à la budgétisation de l’argent de l’Etat. Mais l’apparition d’une société civile qui est apparue en Afrique constitue un espoir.



Marie-Hélène Aubert témoigne, par son expérience au sein des institutions européennes, que l’Europe est attachée aux valeurs, en particulier à la dignité humaine (cf. la position prise par rapport à Gaza  et l’attitude israélienne). Le Parlement est le reflet des gouvernements d’Europe, d’où l’importance des élections européennes et de notre responsabilité…



                                                                                                                         C.L.




[1]  8 états d’Europe centrale ou orientale ont intégré cet espace depuis et en 2008 la Suisse a fait également son entrée 


Par LDH49 - Publié dans : Au delà de nos frontières
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Mardi 27 janvier 2009 2 27 /01 /2009 12:51

La conférence prévue ce mercredi avec Nicolas Frize, sur le sens de la peine, est annulée.





Le conférencier doit être impérativement à Paris le lendemain matin et, du fait de la grève annoncée ce jeudi, il n'est pas du tout assuré d'avoir un train.







Nous nous excusons de ce contre-temps et essaierons de programmer à nouveau cette conférence à une autre date.

Par LDH49 - Publié dans : Vie de l'association
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Lundi 21 septembre
Journée mondiale pour la Paix
Pique-nique, théâtre "Ma guerre d'Algérie", échange avec le public
Grenier Saint Jean
Entrée libre

Vendredi 25 septembre, 20h
Conférence-débat
Egalité hommes/femmes : quelle politique pour l'Europe ? (clause de l'européenne la plus favorisée)
Avec l'intervention de l'association Choisir
Salle Thiers-Boisnet
Entrée libre


Mercredi 7 octobre, de 18h à 19h
Cercle de Silence
Pour dénoncer les conditions inhumaines de rétention des étrangers
Place du Pilori

Mercredi 7 octobre, 20h
Conférence-débat
Prison et santé mentale : soigner derrière les barreaux ?
Christiane de Beaurepaire
Institut Municipal
Entrée libre
 
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