Samedi 19 juillet 2008

Jeudi 10 juillet, nous avons appris que 14 demandeurs d’asile étaient à la rue depuis plusieurs nuits, le dispositif du 115, SAMU social, étant saturé...


La coordination migrants s'est réunie le jour même. Nous avons contacté la préfecture pour lui demandant d'assurer l'hébergement de ces personnes (Soudanais, Erythréens, Tchétchènes), afin de respecter le droit d'asile. Nous demandions à être reçus éventuellement.


La municipalité soutient nos démarches mais souhaite que l'Etat prenne ses responsabilités et ne veut pas se substituer à la préfecture comme la dernière fois en prenant en charge quelques nuitées. 
Le soir, sous la pluie battante, nous sommes allés à l'Abri de la Providence et avons ramené dans un local d'accueil du jour du Secours Catholique (comme en avril) 8 personnes qui étaient à la rue. Nous avons préparé un dîner et elles ont pu dormir sur place.
Le vendredi, nous nous sommes réunis à nouveau. Nous avions une réponse de la préfecture: rendez vous avec Mme Debatte à 17 h.


5 représentants de la coordination migrants ( LDH, APTIRA, Secours catholique, Pastorale des migrants, REDA) ont été reçus par Mme Debatte et M. Monfort de la DASS
La préfecture et la DASS nous précisent qu’ils ont déjà activé l'ANAEM pour que des places en CADA (centre d'accueil pour demandeurs d'asile) soient attribuées là où c'est possible, dans d'autres départements, ils nous promettent d’intervenir à nouveau dès le soir même et jusqu’à ce que les places en CADA soient attribuées. Nous insistons pour que la préfecture trouve des solutions dès maintenant sans attendre le transfert de ces personnes dans un CADA en Maine et Loire ou ailleurs. Mais en ce qui concerne l'urgence à savoir l'hébergement dès le soir de 14 personnes à la rue, (qui ne pourront même pas avoir la douche et le petit déjeuner à partir du lendemain et jusqu'au 15 août car le PASS rue de Crimée est fermé)... RIEN !


De plus, pour éviter de se retrouver dans cette situation où l'on ne peut pas fournir l'hébergement à des personnes qui ont fait leur demande d'asile, on demande à l'espace accueil d'arrêter les domiciliations, ainsi les gens ne pourront plus faire leur demande d'asile !...


Pendant tout le week-end du 14 juillet, les personnes ont donc été logées dans un local du secours catholique sans lits, ni douches…

 

La coordination migrants réunie le mardi 15 juillet interpelle à nouveau Mme Debatte suggérant la réquisition d'un lieu public.

Finalement, La préfecture a pris en charge 16 places au Lac de Maine pendant 7 jours.

Aux dernières nouvelles, une douzaine de places ont été accordées en urgence en CADA par le dispositif national, et quatre places pour des familles.


Le problème est donc provisoirement réglé mais comment cela se passera-t-il pour les prochains ?

Sans possibilité de domiciliation, les futurs candidats à l’asile ne pourront pas déposer leur demande.

Encore une fois, c’est le droit d’asile qui est remis en question….

par LDH49
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Mercredi 25 juin 2008
Communiqué de presse

C’est avec stupéfaction et indignation que nous avons appris l’expulsion vers la Côte d’Ivoire de Monsieur Aboubacar  Coulibaly père d’un enfant français. 

Cet enfant qui a perdu sa mère, il y a deux ans, dans des conditions dramatiques, se retrouve aujourd’hui privé de son père.

Certes, Monsieur Coulibaly avait commis des délits mais il avait été condamné et avait purgé sa peine.

Il avait trouvé un logement, un emploi et assumait son rôle de père.

C’est la double peine qui s’applique aujourd’hui.

Nous déplorons vivement le caractère inhumain de cette expulsion.

Un communiqué de la préfecture paru dans Ouest France hier a semé le doute dans les esprits "C'est dans un souci de protection de l'enfant (...) que la reconduite à la frontière a été décidée".  Mais qui est chargé de la protection des enfants ? Les services de la préfecture ? ou le juge des enfants qui a confié à M. Coulibaly la garde de son fils ? Qui est compétent pour dire que l’enfant doit être séparé de son père ? la préfecture ? ou les éducateurs  et le juge des enfants qui accompagnent la mesure d’assistance éducative ?

Malgré une mesure d’interdiction du territoire français, la préfecture avait délivré à M. Coulibaly un titre de séjour qui l’autorisait à travailler. Pourquoi aujourd’hui met-on à exécution cette ITF au moment où après des périodes noires, ce père montrait son sens des responsabilités et construisait réellement  sa vie de père et de citoyen ? N’est-ce pas encore une fois parce qu’il faut à tout prix « faire du chiffre » ?

Une fois de plus, nous dénonçons cette politique des quotas qui engendre tant de dégâts humains.

Pour que soit réellement pris en compte l’intérêt supérieur de l’enfant, nous demandons l’annulation de l’ITF et le retour de M. Coulibaly auprès de son fils.

 

par LDH49
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Mardi 24 juin 2008
Par une cette dernière journée de printemps, nous avons pu manifester notre solidarité aux réfugiés. Après une présentation de la journée d'un membre de la coordination migrant, nous avons dégusté les plats préparés par tous. Rabia Jabrane nous a fait la gentillesse d'interpréter des chants traditionnels . Petite pause dans l'actualité triste des expulsions.




par LDH49
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Mercredi 18 juin 2008
Comme elle l'avait déjà fait le 31 mai dernier, la compagnie Gaïa va intervenir dans les rues d'Angers, ce vendredi après-midi, "pour dénoncer les pressions, les rafles, les violences, les expulsions que commet l'Etat français à l'égard de plus en plus d'hommes, de femmes, d'enfants, immigrés, sans-papiers."


Au programme, plusieurs tableaux vivants :
  • 'Le Partage', ou comment les grandes puissances occidentales se sont partagé l'Afrique, l'Asie, et Amérique du Sud
  • 'Pillage et Exploitation', ou comment le capitalisme a organisé le pillage des richesses des pays du Sud pour assurer la production, la consommation, et le mode de vie des  pays du Nord.
  • 'Exil', ou comment une personne qui fuit la violence dans son pays se heurte en France au rejet et à d'autres violences.

Après un pique-nique convivial au Jardin du Mail, n'hésitez donc pas à les retrouver dans les rues d'Angers pour assister à ces tableaux vivants et échanger autour de ces thèmes !

Signalons également la présence au pique-nique, de musiciens palestiniens et de la chanteuse Rabia Jabrane, qui en feront un moment encore plus festif et convivial.
par LDH49
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Jeudi 12 juin 2008


Invitation de la Coordination Migrants 49

(APTIRA, Bon Pasteur, Emmaüs, LDH,  Pastorale des migrants, REDA, Restos du cœur, Secours Catholique, Société St Vincent de Paul, Une famille un toit




    Qu'est-ce qu'un réfugié ?

Un réfugié est une personne se trouvant en dehors du pays dont elle a la nationalité et qui ne se sent pas en sécurité dans ce dernier, suite à des persécutions pour différentes raisons (politiques, religieuses, etc.). Les personnes essayant d'obtenir le statut de réfugié sont appelées demandeurs d'asile

Selon la Convention relative au statut des réfugiés de 1951 et le Protocole relatif au statut des réfugiés de 1967, les pays doivent accorder l'asile aux réfugiés et ne peuvent pas forcer un réfugié à retourner dans son pays d'origine. Cependant, de nombreux pays ne prennent pas en compte ce traité : au 1er décembre 2006, 147 pays en sont signataires dont les membres du G8 et la Chine.

C'est le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) qui est mandaté par l'ONU pour se charger des réfugiés.

En France, c'est l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) qui est chargé de statuer sur la qualité de réfugié ou d'apatride. Elle se charge également d'assurer une protection juridique et administrative aux réfugiés.


    Historique


Novembre 1943
Les Alliés créent l'Administration des Nations unies pour le secours et la reconstruction (UNRRA).

Juillet 1947
Création de l'Organisation internationale pour les réfugiés (OIR), agence non permanente des Nations unies.

1948
Après la proclamation de l'Etat d'Israël le 14 mai 1948, 750 000 Palestiniens prennent le chemin de l'exode. Ils se réfugient dans les pays voisins (Liban, Syrie, Jordanie).

Décembre 1949
L'Assemblée générale des Nations unies crée le HCR (Haut Commissariat pour les réfugiés), et l'UNRWA (Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient).

Les réfugiés depuis 1945
En mai 1945 on estime que l'Europe compte plus de 40 millions de personnes déplacées ou réfugiées. Auxquelles il faut ajouter les travailleurs étrangers enrôlés de force en Allemagne, estimés à 11,3 millions. Les mois qui suivent la fin de la guerre seront marqués par l'expulsion de 13 millions d'Allemands de Pologne, de Tchécoslovaquie et d'Union soviétique, mais aussi par l'exil de plus d'un million de Russes, d'Ukrainiens, de Biélorusses, de Polonais et de Baltes qui fuient la domination communiste. Le problème des réfugiés dépasse par ailleurs le simple cadre européen : des millions de Chinois victimes de l'oppression japonaise, sont déplacés.
A partir de la fin des années 1950, la décolonisation en Afrique provoque une série de conflits qui se traduisent par d'importants déplacements de population (guerre d'Algérie, Rwanda, Mozambique...).
Les années 1970 seront marquées par les crises asiatiques (guerre civile au Pakistan et fuite des Bengalis en 1971, exode des boat-people vietnamiens après la prise de pouvoir par les communistes en 1975).
Durant les années 1980, l'intensification de la guerre froide amène les grandes puissances à s'affronter par pays interposé dans des guerres civiles, en Afghanistan, dans la corne de l'Afrique ou en Amérique centrale.
Enfin les années 1990 verront la réapparition des réfugiés sur le continent européen, avec notamment les conflits consécutifs à l'éclatement de la Fédération yougoslave.


    Quelle est la situation actuelle ?


Le HCR estime que à la fin du 2006, il y avait un total de 21 018 589 personnes relevant de sa compétence dans le monde . Ce chiffre comprend les apatrides au nombre de 2 381 886. Elles sont réparties sur le globe de la façon suivante :

Aire géographique Nombre de réfugiés
Moyen-Orient 2 580 638
Asie du Sud-Est 2 974 316
Asie centrale 218 584
Asie du Sud 1 304 189
Asie de l'Est et Pacifique 901 525
Total Asie 7 979 251
Europe orientale 1 617 214
Europe du Sud-Est 708 132
Europe centrale et Etats baltes 616 132
Europe occidentale 1 798 914
Total Europe 4 740 392
Afrique centrale et Grand Lacs 1 359 175
Afrique orientale et Corne de l'Afrique 2 105 314
Afrique occidentale 1 031 030
Afrique Australe 434 427
Afrique du Nord 139 177
Total Afrique 5 069 123
Amérique du Nord et dans les Caraïbes 717 545
Amérique du Sud 2 512 277
Total Amérique 3 229 822
par LDH49
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Samedi 31 mai 2008
Samedi matin, à l'initiative de RESF49, la compagnie GAÏA a organisé des tableaux vivants dans les rues du centre ville d'Angers, pour dénoncer la situation des sans-papiers en France.

Nous avons soutenu cette action et y étions présents. Nous félicitons la compagnie GAÏA ainsi que les simples citoyens qui ont participé à ces tableaux vivants très parlants.


Partage du monde entre les grandes puissances :





L'occident créateur de "richesses vitrine", attractives pour les pays du tiers monde, mais à quel prix ?





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Mardi 27 mai 2008
La LDH 49 fait parler d'elle ! Vous pourrez dès à présent retrouver tous les articles de journaux conserant notre actualité dans la revue de presse disponible en permanence dans la colonne de droite du blog (cliquer sur l'image pour accéder à tous les articles).
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Samedi 24 mai 2008
Aujourd'hui, sur le parvis de l'ancien Hotel de Ville, le collectif Votation Citoyenne a demandé à l'opinion publique de s'exprimer :

"Êtes-vous pour le droit de vote des résidents étrangers
aux élections locales ?"




Malgré la pluie, les angevins nous ont rendu visite de manière continue tout au long de la journée pour discuter, s'informer de la question, et voter bien sûr.


Pour la petite histoire, de jeunes mariés et leur famille ont en fin de journée envahi nos stands, ce qui nous a permis de clore notre action sur une note festive, et à eux d'entamer les festivités par un geste citoyen.


Puis vint l'heure du dépouillement, sous l'oeil attentif des journalistes.


Verdict :
- 287 votants
- 1 bulletin nul
- 268 "OUI" (soit 93.71%)
- 18 "NON" (soit 6.29%)

par LDH49
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Jeudi 22 mai 2008
Mercredi soir, à l'Institut Municipal, Annie Kensey, sociologue, démographe et intervenante à l'ENM nous a exposé son travail sur la situation de la population carcérale en France, et sur la récidive.

L'exposé de cette situation reposait sur de nombreuses données chiffrées tirées de l'étude des dossiers de l'Administration Pénitentiaire et des casiers judiciaires.


Quelques chiffres clés à retenir de ce débat :

- En 2008, 67 828 personnes sont placées sous écrou.
- L'inflation carcérale est telle qu'entre 1975 et 1995, le nombre de détenus a doublé alors que, sur la même période, la population française n'a augmenté que de 10%.
- Sur  115 maisons d'arrêt, 107 ont plus de 120 détenus pour 100 places et plus d'un quart des détenus sont placés dans des maisons d'arrêt où la densité est supérieure à 150 détenus pour 100 places.
- 97% des détenus sont des hommes, 60% des détenus n'ont pas un niveau d'enseignement primaire.
- Évolution de la durée de la peine : De 1945 à 1995, les peines se sont allongées, passant d'une durée moyenne de 4 mois en 1945 à huit mois en 1995. Depuis ce chiffre s'est stabilisé et on note récemment une augmentation des courtes peines. Aujourd'hui, 15 000 détenus effectuent de longues peines (5 ans et plus).
- Seuls 2 condamnés sur 10 bénéficient de mesures d'aménagement de peine, alors qu'il est démontré que les risques de récidive de ceux qui bénéficient de ces mesures sont largement diminués.
- L'allongement de la peine n'a aucune incidence sur le risque de récidive à la sortie.



Suite à cet exposé, un débat avec la salle s'est instauré. Ce débat a été très riche du fait de la présence notamment d'une avocate, du directeur du SPIP (service pénitentiaire d'insertion et de probation), et du président du Tribunal de Grande Instance d'Angers.

Il a entre autres été rappelé la situation de la maison d'arrêt d'Angers :
- 242 places pour 440 détenus (dont 40 en placement à l'extérieur).
- 2 travailleurs sociaux pour la maison d'arrêt.
- 2 000 personnes suivies en milieu ouvert par le SPIP en Maine-et-Loire, pour 20 travailleurs sociaux (ce qui correspond à peu près à 85 dossiers par travailleur social sur Saumur, et environ 110-120 dossiers pour un travailleur social à Angers).

par LDH49
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Dimanche 18 mai 2008

Samedi 24 mai
de 10h à 17h
parvis de l'ancien Hôtel de Ville.



Cinq bonnes raisons de voter pour le droit de vote et d'éligibilité des résidents étrangers aux élections locales :

1/ Pour une intégration parfaite de personnes ayant déjà fait la preuve de leur implication dans la vie de la Cité.
 Il s'agit ici de droit de vote des résidents étrangers, c'est à dire des étrangers titulaires d'une carte de résident, dont les conditions d'obtention sont un gage d'intégration et de la volonté de vivre en France.
Nationalité et citoyenneté ne répondent pas à la même question. La nationalité est une des réponses possibles à la question : « Qui suis-je ? » Les réponses sont multiples : situation familiale, profession, religion, sexe, âge… Et, bien sûr, nationalité. La citoyenneté répond à la question : « Comment vivre ensemble, comment s’organiser pour construire un avenir commun, quelle que soit la réponse à la question précédente ? »

2/ Pour mettre fin à la situation discriminatoire actuelle.
Du point de vue du droit de vote aux élections locales, la population qui est installée de façon régulière sur le territoire de l’UE se trouve ainsi divisée en 4 catégories :
> Les nationaux (Allemands en Allemagne, Français en France…) qui ont tous les droits politiques ;
> Les citoyens de l’UE (Espagnols en Italie, Italiens en Belgique…) qui ont le droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales et européennes ;
> les ressortissants des États tiers qui ont le droit de vote à des élections locales dans certains pays de l’UE (en Irlande, aux Pays-Bas, en Suède…);
> Les ressortissants des États tiers qui n’ont aucun droit de vote dans les autres pays de l’UE (Allemagne,
France…)
Opérer un traitement différent entre Français et étrangers peut s'expliquer dans certains domaines, mais différencier étrangers de l'Union Européenne et autres étrangers constitue une discrimination fondée sur la nationalité.

3/ Pour rattraper le retard actuel de la France dans ce domaine.
Beaucoup de pays ont compris la nécessité de faire participer les résidents étrangers à la vie locale, et leur ont accordé le droit de vote et souvent d’éligibilité aux élections locales, c’est le cas de :
> L’Irlande en 1965 (après 6 mois de présence), la Suède en 1975, le Danemark en 1981 (3 ans), les Pays-Bas en 1985 (5 ans), la Finlande en 1992 (2 ans), la Belgique en 2002 (sans éligibilité), le Luxembourg en 2003 (sans éligibilité);
> L’Espagne et le Portugal en 1985 (sous condition de réciprocité) ;
> Le Royaume-Uni à toutes les élections pour les ressortissants du Commonwealth ;
> L’Estonie (sans éligibilité), la Lituanie, Malte (réciprocité), la République tchèque (réciprocité), la Slovénie.
La France reste à la traîne. Notre pays sera-t-il parmi les derniers à accorder ce droit comme cela a été le cas pour le droit de vote des femmes ?

4/ Parce que l'opinion publique compte.
Les politiques invoquent souvent l’opinion publique. La Lettre de la Citoyenneté publie, chaque année depuis 1994, des sondages sur le droit de vote des étrangers. Les résultats montrent que si, dans les années 90, le taux de personnes favorables à l’attribution du droit de vote était faible (autour de 30 %), depuis 1999 ce taux se situe entre 45 et 57 %. Le sondage de novembre 2005 indique 63% de réponses favorables.
Il est donc important de s'exprimer à nouveau pour que cette question devienne incontournable dans le débat public.

5/ Pour placer la question au coeur des prochaines élections sénatoriales.
Lors du vote du 3 mai 2000 à l’Assemblée Nationale, la quasi-totalité des députés de gauche et écologistes, ont voté cette loi. A droite quelques rares députés ont franchi le pas. Le texte n’a alors pas été présenté au Sénat dominé par la droite. Depuis la situation a mûri parmi les partis présents au Parlement. La gauche, classique, PS, PCF, PRG, et écologiste, Les Verts, soutiennent ce droit. Une demande de mise à l’ordre du jour du Sénat a été signée par plus de 30 sénateurs de la gauche classique et écologiste : elle a été repoussée par la droite, mais d’une manière bien plus modérée qu’auparavant et laissant une porte ouverte pour plus tard. La droite évolue enfin.
Il est donc important de saisir l'occasion des élections sénatoriales pour faire en sorte que le mouvement se poursuive.


par LDH49
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