Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 23:34

 

 

 

 

La Cour Européenne a tranché : les enfants migrants ne peuvent être internés en centre de rétention. Un arrêt qui fait jurisrudence gagné avec l'aide de l'avocat angevin Denis Seguin. Une avancée considérable.

 

 

 

arret-cour-europeenne-copie-1.jpg

Par LDH49 - Publié dans : Immigration - Asile
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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 09:41
Message de Danièle Bousquet députée adressé au Collectif National Droits des Femmes auquel la LDH participe
   

Application de la loi contre les violences faites aux
femmes.

Le rapport est disponible au lien suivant :
http://www.assemblee-nationale.fr/13/rap-info/i4169.asp

Vous en souhaitant bonne lecture et bonne diffusion.



*APPLICATION DE LA LOI CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES : *

*un an après, le compte n'y est pas.*





Le 1er rapport d'évaluation de la loi du 9 juillet 2010 contre les
violences faites aux femmes a été présenté hier 17 janvier par Guy
Geoffroy et Danielle Bousquet devant la Commission des Lois de
l'Assemblée nationale.



3 conditions de la réussite de la lutte contre les violences faites aux
femmes ont été dégagées :

- l'orientation des victimes vers la bonne procédure, qui
nécessite la formation de tous les acteurs;

- l'implication des acteurs et leur mise en réseau, à l'image du
travail exemplaire du TGI de Bobigny;

- la prévention dans les médias et à l'école.



Or sur ces trois points, le compte n'y est pas. Un an et demi après son
adoption la loi est insuffisamment et inégalement appliquée sur le
territoire.



L'ordonnance de protection, bien que connaissant un succès important
depuis son entrée en application le 1er octobre 2010, est encore trop
peu utilisée et délivrée dans des délais trop longs. A titre d'exemple,
si un cinquième des ordonnances de protection au niveau national ont été
délivrées par le TGI de Bobigny dans un délai moyen de 9 jours, quand
près d'une cinquantaine de TGI délivrent ces ordonnances avec un délai
de plus de trois semaines.



Enfin, la loi du 9 juillet 2010 prévoyait que le Gouvernement rendent des rapports au Parlement sur la formation de l'ensemble des acteurs,
l'application aux ressortissantes algériennes de l'ordonnance de protection, et la création d'un Observatoire national des violences
faites aux femmes. Les échéances sont passées et le Gouvernement n'a pas respecté ses engagements. Comme c'est le cas concernant les conventions
que doit passer l'Etat avec les bailleurs de logement. C'est inacceptable.


La volonté politique n’est pas là.



Danielle BOUSQUET, députée PS

--
/Romain Sabathier
Collaborateur parlementaire

/
Par LDH49 - Publié dans : Egalité Hommes / Femmes
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Dimanche 15 janvier 2012 7 15 /01 /Jan /2012 23:16

Article du Courrier de l'Ouest ce matin 14 janvier 2012.

L'organisation de la nouvelle juridiction sera "rationnelle".

 

Un article pour stimuler notre réflexion.

  CO 14012012 justice 1 bis

 

 

 

 

  Nous attendons ls commentaires de nos lecteurs.

 

La fusion des juridictions de Saumur et d' Angers est-elle une bonne chose ?

Sur 1500 garde à vue, 300 ont été assistées par un avocat. Partagez-vous la satisfaction du bâtonnier ?

La Procureure générale estime que la déliquance est maîtrisée. Votre avis.

Vous félicitez-vous avec le Parquet de la procédure du "plaider coupable "?

 

 

CO-14012012-justice-2-copie-1.jpg

Par LDH49 - Publié dans : Citoyenneté
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Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 12:41

Communiqué de la Coordination française pour le droit d'asile (CFDA)

Paris, le 11 janvier 2012

Asile : l’Ofpra rappelé à sa mission de protection par le Conseil d’Etat

La Coordination française pour le droit d’asile (CFDA) se félicite de l’ordonnance du juge des référés du Conseil d’Etat du 11 janvier qui « suspend » une note interne dans laquelle le directeur de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) préconise de rejeter systématiquement et sans entretien certaines demandes d’asile.

Plusieurs centaines de demandeurs d’asile suspectés par les préfectures d’avoir altéré leurs empreintes digitales sont concernées par cette décision. Saisi par la CFDA, le Conseil d’État considère qu’il existe une urgence et un « doute sérieux sur la légalité » de l’instruction du directeur de l’Ofpra ; il précise que « l’intérêt public qui s’attache à la lutte contre la fraude n’est pas susceptible de justifier une atteinte aussi grave aux intérêts des demandeurs d’asile concernés » car la note « fait obstacle à l’examen individuel de chaque demande » et « méconnaît les dispositions de l’article L. 723-3 du Ceseda en écartant toute possibilité d’audition préalable des demandeurs ».

Les demandeurs d’asile concernés risquaient en effet un renvoi dans leur pays sans aucun examen de leur situation :

  • la note du directeur de l’Ofpra imposait à ses agents de rejeter leurs demandes sans examen personnalisé
  • alors que les préfectures les ont mis en procédure dite « prioritaire » qui les prive d’un recours suspensif de leur dossier devant la Cour nationale du droit d’asile (CNDA).

A l’heure où les autorités entendent accélérer l’examen des demandes d’asile et en réduire les coûts, cette décision rappelle qu’aucun de ces deux objectifs ne peut être poursuivi en sacrifiant des principes aussi fondamentaux que l’audition d’un demandeur d’asile sur les motifs de sa demande.

Le 25 novembre 2011, le ministre de l’Intérieur, Monsieur Claude Guéant, annonce une réforme de la procédure d’asile, en ayant recours à une rhétorique de la « fraude généralisée » ; il recommande d’allonger la liste des pays d’origine « sûrs », ce que fait le Conseil d’administration de l’Ofpra le 2 décembre en y ajoutant l’Arménie, le Bangladesh, le Monténégro et la Moldavie.

La CFDA rappelle que si l’Ofpra est un établissement public sous tutelle du ministère de l’Intérieur, les considérations relatives au contrôle des flux migratoires, propres à ce ministère, ne doivent en aucun cas avoir pour conséquence de réduire les garanties procédurales reconnues par le droit international et la législation fraaise, aux demandeurs d’asile.

--

Par LDH49 - Publié dans : Immigration - Asile
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Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 16:04

La Ligue des Droits de l'Homme soutient l'exigence des jeunes scolaires et étudiants étrangers.Les ligueurs seront présents à la manifestation lancée par RUSF soutenue par des mouvements angevins(RESF, Soleil 49..)manif 11022012).

 

Ce 10 janvier 2011, le Courrier de l'Ouest publiait cet article.

Le mot d'ordre sur la banderole est celui du Collectif de Soutien aux Sans Papiers.

Par LDH49 - Publié dans : Immigration - Asile
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Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 00:08

Nous ne savons toujours pas où sera implantée la nouvelle prison. Avrillé? Saint Sylvain d'Anjou ? Trélazé ?

En attendant, on rénove celle créée en 1856, toujours en exercice.

 

 

 

Ci-dessous, un article du courrier de l'Ouest daté du 9 janvier 2012

 

 

 

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Par LDH49 - Publié dans : Prisons
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Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 22:39

 

 

 

La circulaire dite « circulaire Guéant » en date du 31 mai 2011 est signée du ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration et du ministre du travail, de l'emploi et de la santé. Consulter http://circulaire.legifrance.gouv.fr/pdf/2011/06/cir_33321.pdf

Elle précise les dispositions prises dans la réforme du CESEDA (loi du 16 juin 2011).

Arguant des difficultés de l'emploi en France, elle affirme la nécessité de réguler avec plus de rigueur les flux migratoires, l'objectif étant « d'adapter l'immigration légale aux besoins comme aux capacités d'accueil et d'intégration de la société française ».

Passer du statut d'étudiant au statut de salarié pour un étrangerqui a acquis un diplôme par ses études en France devient extrêmement difficile.

De façon générale, pour tous les migrants, les autorisations de travail doivent être instruites « avec rigueur ».

Pour les anciens étudiants «La procédure de changement de statut [..]devra faire l'objet d'un contrôle approfondi-l'exception prévue pour les étudiants qui sollicitent une autorisation provisoire de séjour dans le cadre d'une recherche d'emploi doit rester rigoureusement limitée -le fait d'avoir séjourné régulièrement en France en tant qu'étudiant, salarié en mission ou titulaire d'une carte « compétences et talents » ne donne droit à aucune facilité particulière. »

Cette circulaire a suscité une grande indignation. Dès octobre, les étudiants étrangers diplômés se regroupent dans le « collectif du 31 mai », manifestent devant la Sorbonne le 13 octobre et jettent leurs diplômes à la poubelle réclamant le retrait de la circulaire. D'autres manifestations s'enchaînent à Paris (voir video du Collectif 31 mai http://www.airsoftenfrance.com/video/2AvQIqxgqXg/Dites-non-a-la-circulaire-Guant-Appel-manifester-.html).

Les Présidents d'Université s'émeuvent. Le monde d'entreprise, les architectes..Des personnalités lancent une pétition pour le retrait de cette circulaire.

( voir l'article du Monde http://www.lemonde.fr/education/article/2011/10/13/manifestation-d-etudiants-etrangers-contre-une-circulaire-limitant-l-acces-a-l-emploi_1587592_1473685.html)

A Angers, les problèmes sont identiques : refus de la Préfecture d'accorder les titres de séjour, des étudiants sont en voie d'expulsion. Plusieurs manifestations sont organisées par RUSF soutenu par des mouvements angevins. Des titres de séjour sont obtenus grâce à la lutte.

Quant à la circulaire,le 23 décembre, Claude Guéant annonce qu'elle sera revue. Le 4 janvier, il annonce des assouplissements qui sont critiqués dès leur annonce. Le texte prévoit des mesures plus favorables pour les étudiants « ayant une compétence spécifique recherchée ».Le Collectif du 31 Mai maintient son opposition come l'UNEF et Sud Etudiants. Tous dénoncent des aménagements mineurs et qui n'apportent pas de changements notables.

Ne peut-on pas non plus être sceptique quant à la prétendue bonne volonté du linistre de l'Intérieur quand on apprend dans la loi de finances 2012 que la taxe exigée des étudiants pour le titre de séjour passe à 340€, qu'il faudra justifier de 615€ de ressources par mois pour venir étudier ?

Ne parlons pas des exigences pour ceux qui pourront travailler une fois diplômés : leur employeur devra verser une taxe égale à 50% de la rémunération brute la première année et de 160€ par mois la seconde.

Claude Guéant, Xavier Bertrand et Laurent Wauquiez) vont adresser aux préfets une circulaire complémentaire.

 

 

http://www.franceculture.fr/emission-les-pieds-sur-terre-diplomes-et-sans-papiers-2011-12-01

 

http://www.collectifdu31mai.com/

 

http://www.universiteuniverselle.fr/

 

http://www.humanite.fr/fil-rouge/communique-de-sud-etudiant-sur-les-mesures-gueant

 

http://unef.fr/2012/01/04/etudiants-etrangers-l%E2%80%99unef-demande-l%E2%80%99abrogation-de-la-circulaire-gueant/

 

Le journal "Les Echos" titre le 29/12/2011 "l'Etre et le Guéant"

Une perle trouvée sur Internet : le sinistre de l'intérieur

 

1624834 3 6a6a claude-gueant-au-ministere-de-l-interieur-le

Par LDH49 - Publié dans : Immigration - Asile
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Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 10:26

Vous trouverez la video de notre Assemblée Générale du 6 décembre 2011 à ce lien :

http://www.dailymotion.com/video/k8I8twKOfkVZDY2Civv

Vous le transmettez à vos ami-e-s.

La video est privée.

CCC

Par LDH49 - Publié dans : Vie de l'association
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Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 10:05

Nos amis de RUSF à Angers qui mènent la lutte contre la circulaire Guéant nous envoient ce communiqué.

Communiqué du Réseau Universités Sans Frontières


Non aux expulsions !
Le Réseau Universités Sans Frontières (RUSF) se mobilise à nouveau pour soutenir des étudiant-e-s et des mineurs scolarisés à Angers. Huit personnes sont aujourd'hui empêchées de poursuivre leur cursus scolaire ou universitaire parce que la préfecture refuse de régulariser leur situation.

- Trois étudiant-e-s victimes de la circulaire Guéant, qui ne peuvent pas travailler alors qu'ils sont diplômés et ont chacun décroché un Contrat à Durée Indéterminée (CDI).
- Un étudiant menacé d'expulsion par une préfecture qui s'ingère encore une fois dans un parcours universitaire.
- Quatre mineurs scolarisés dans des établissements angevins qui risquent l'expulsion avec leurs parents.
Le RUSF ne fait aucune différence ! Nous revendiquons le droit d'étudier en France pour n'importe quelle personne inscrite dans un établissement scolaire ou universitaire, et la possibilité d'exercer un emploi après une formation !

Le RUSF appelle donc à un rassemblement massif le mercredi 11 janvier à 17h devant la préfecture, afin de manifester notre solidarité avec les tous les étrangers étudiant en France, aujourd'hui victimes d'une politique discriminatoire!

Par LDH49
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Lundi 26 décembre 2011 1 26 /12 /Déc /2011 20:58

Collectif National Droits de l’Homme Romeurope

ABCR (Association Biterroise Contre le Racisme) – ALPIL (Action pour l’insertion sociale par le logement)AMPIL (Action Méditerranéenne Pour l’Insertion sociale par le Logement) ASAV (Association pour l’accueil des voyageurs) – ASEFRR(Association de Solidarité en Essonne avec les  familles roumaines et rroms) Association Solidarité Roms de Saint-EtienneCAM (Comité d’Aide Médicale) – CCFD (Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement) – LA CIMADE (Comité intermouvements auprès des évacués) – CLASSES (Collectif Lyonnais pour l’Accès à la Scolarisation et le Soutien des Enfants des Squat) – FNASAT-Gens du voyageHabitat-CitéHors la RueImediatLDH (Ligue des Droits de l’Homme) – Lien TsiganeMDM (Médecins du Monde) – Mouvement catholique des gens du voyageMRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples) – ROMAQUITAINERencontres tsiganesRomActionsRomeurope Val-de-MarneSecours catholique (Caritas France)SICHEM (Service de Coopération Humanitaire pour les Etrangers et les Migrants) – Une famille un toit 44URAVIF (Union régionale des associations pour la promotion et la reconnaissance des droits des Tsiganes et des Gens du voyage d’Ile-de-France)

Et le Comité de soutien de Montreuil, le Comité de soutien de Limeil Brevannes, le Comité de soutien 92 Sud, le Collectif nantais Romeurope, le Collectif de soutien aux familles rroms de Roumanie, le Collectif Rroms des associations de l’agglomération lyonnaise, le Collectif Romyvelines, le Collectif de soutien aux familles roms de l’agglomération orléanaise, le Collectif des sans-papiers de Melun, le Collectif solidarité Roms et gens du voyage du Nord.

               

Paris, le 21 décembre 2011

               

À l’attention de

                M. François FILLON, Premier Ministre     

                                                      M. Claude GUÉANT, Ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer, des Collectivités territoriales et de l’Immigration   

                                                                                M. Xavier BERTRAND, Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé

M. Jean LEONETTI, Ministre auprès du Ministre d’Etat des Affaires étrangères et européennes, chargé des affaires européennes

 

 

Objet : Demande de levée immédiate des mesures transitoires imposées aux ressortissants roumains et bulgares

 

Le premier janvier 2007, la Roumanie et la Bulgarie ont rejoint l'Union Européenne. Leurs ressortissants bénéficient donc en théorie des mêmes droits que les autres citoyens européens et notamment de l'un des piliers de la construction de l'Europe : la liberté de circulation et d'installation.

En théorie seulement, car les traités d’adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à l’Union Européenne prévoient la possibilité pour les Etats membres de déroger temporairement au droit communautaire et de restreindre l’accès au marché du travail des ressortissants de ces nouveaux pays membres. 

Plusieurs États européens ont décidé de lever totalement les restrictions d’accès à leur marché du travail, d’autres l’ont ouvert seulement partiellement notamment pour certaines qualifications. Aujourd’hui dix Etats membres maintiennent des mesures transitoires, dont la France.

Ainsi, les Roumains et Bulgares, pourtant européens, se voient appliquer en pratique la même réglementation que les étrangers ressortissants de pays tiers à l’Union européenne : ils doivent, pour occuper un emploi salarié, demander une autorisation de travail auprès de la DDTEFP (Direction du travail de l’emploi et de la formation professionnelle) et solliciter un titre de séjour auprès de la préfecture. A ceci s’ajoute le paiement d’une taxe par l’employeur à l’OFII (Office Français de l’Immigration et de l’Intégration) qui s’élève à 50% du premier salaire versé, soit plus de 500 euros pour un contrat temps plein payé au SMIC. Les délais d’examen des demandes sont longs (3 à 9 mois en pratique). Ces procédures contraignantes compliquent singulièrement l’accès au marché du travail français. Et même si en 2008 la France a établi une liste de 150 métiers dits « ouverts » aux ressortissants roumains et bulgares, les conditions d’accès restent tout aussi difficiles.

Ces citoyens européens sont bloqués dans leurs démarches d’insertion sociale et économique par ces mesures transitoires. La situation actuelle a pour effet de stimuler le travail au noir et d’aggraver la précarité. Partout en France, le même constat est fait : les citoyens roumains et bulgares les plus pauvres qui ont fait un parcours d’immigration économique vers la France pour s’y installer et trouver de meilleures conditions de vie restent exclus du marché du travail et donc de toutes ressources pour subvenir à leurs besoins. Cela les oblige à des solutions d’hébergement précaires dans des bidonvilles ou squats en marge de nos villes. Ils subissent des conditions d’existence indignes, conjuguées à la menace permanente des expulsions, dans des conditions de plus en plus violentes.

Le Collectif Romeurope constate que lorsque les personnes ont réussi à surmonter ces dispositions contraignantes et à trouver un emploi, une insertion sociale est alors réalisable avec la possibilité d’accéder enfin à un logement digne.

Cette période transitoire initiale de 3 ans a été prolongée de deux années et s'achève le 31 décembre 2011. Dans quelques jours, ces citoyens européens auront enfin la possibilité de pouvoir accéder pleinement au marché du travail européen.

Pourtant, la France a annoncé qu'elle envisageait de prolonger à nouveau ces dispositions transitoires pour une nouvelle période de deux ans. Elle doit justifier pour cela vis à vis de la Commission européenne que la fin de ces mesures entraînerait de graves perturbations sur le marché du travail.

Or, l’accès au travail et aux dispositifs d’accompagnement vers l’emploi (les services de Pôle emploi et la formation professionnelle), de quelques milliers d’individus n’entraînerait pas de telles perturbations.

La Commission européenne l’a souligné dès novembre 2008 et le réaffirme dans son dernier rapport de novembre 2011 : les nouveaux ressortissants communautaires ont participé de manière active à la croissance soutenue de l’économie européenne, sans impact sur le taux de chômage des pays d’accueil. En outre, elle a constaté que les flux de mobilité sont beaucoup plus conditionnés par l’offre et la demande générales de main-d’œuvre que par les restrictions qui ont selon elle deux effets négatifs : freiner les ajustements du marché du travail et accentuer le travail non déclaré. Ces arguments ont encore été repris dans une résolution du Parlement européen présentée par les groupes PPE, S&D, ALDE et Verts/ALE et adoptée lors de sa séance plénière de décembre.

La Commission européenne et le Parlement européen préconisent donc la levée des mesures transitoires comme l’a également recommandé la HALDE dans sa délibération du 26 Octobre 2009 qui dénonçait la discrimination spécifique faite à l’encontre des Roms, ressortissants de Roumanie et Bulgarie, notamment du fait de ces mesures.

Les principaux syndicats soutiennent cette analyse. Ensemble, nous demandons donc à la France de ne pas prolonger inutilement ces mesures transitoires imposées aux ressortissants roumains et bulgares qui empêchent l’insertion sociale de ces personnes, favorisent le travail non déclaré et contredisent le principe d’égalité de traitement entre citoyens européens.

 

Pour le Collectif National Droits de l’Homme Romeurope,

Malik SALEMKOUR, Vice-Président de la LDH

 

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Contact presse : 06 07 12 64 37

 

                      Pour la CGT,

Francine BLANCHE,  membre de la   Direction confédérale, responsable nationale Droits sociaux et discriminations

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                   Contact presse : 06 80 62 02 74

 

 

Pour la CFDT,

Jean-Louis MALYS, Secrétaire Général en charge pour la lutte contre les discriminations

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Contact presse : 06 08 53 77 01

 

                 

                    Pour l’Union Syndicale Solidaire,

                    Catherine LEBRUN, Secrétaire Général

 

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                    Contact presse : 01 58 39 30 18

 

 

 

Pour la Fédération SUD Education,

Dominique BELLIDON, chargé de la scolarisation des enfants roms

 

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Contact presse : 06 74 00 15 77

 

 

 

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mercredi 1 février

18h place du Pilori Angers

CERCLE du Silence

 
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